Conseil avant de commencer - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Conseil avant de commencer

Méditation
AVANT DE SE LANCER DANS VOTRE PREMIERE MEDITATION
Il est évident que vous devez partir de là où vous êtes. On ne peut pas simplement s’asseoir et méditer. Les Occidentaux imaginent que les Asiatiques se contentent de s’asseoir et que tout apparaît d’un coup, dans une absolue perfection. Il n’en est rien.
L’apprentissage de la méditation demande de réels efforts. Alors ne vous découragez pas ! Il se peut qu’au début vous trouviez difficile de méditer si vous ne parvenez pas à vous concentrer. Il existe des méthodes alternatives, notamment celle de l’introspection. Une chose est très importante : ne pensez pas que la pratique s’arrête quand vous quittez votre coussin.
On pratique à chaque instant de la journée : Sous la douche, en contact avec autrui, boire son café, se mettre au travail et être plus conscient de ses réactions émotionnelles, c’est cela la pratique. Il s’agit de s‘éveiller, quand la plupart du temps nous vivons comme des somnambules.
Je trouve que c’est une grossière erreur que de penser qu’on n’arrivera à rien à moins de faire des stages de méditation, ou des retraites et de multiplier les pratiques. La vraie pratique concerne surtout la qualité de notre vie quotidienne et celle de nos relations.
Toute personne est unique et merveilleuse dans son originalité. C’est comme une danse où chacun exécute son propre pas, ou une symphonie dans laquelle chacun joue sa partition, sa variation sur un même thème. Personne n’est tenu d’agir conformément à un modèle ; chacun est libre d’être lui-même, quel que soit son style. Si on raisonne ainsi, on peut apprécier tout ce qui est fait.
On aime parfois être seul, mais ce n’est pas parce que nous n’aimons pas les gens. Dans la solitude, nous avons un plus grand sentiment d’identité avec le monde. Nous n’oublions pas du tout le monde extérieur. Au contraire, nous trouvons que ces périodes d’isolement aident à être plus ouvert, plus à l’écoute des autres.
Commençons AVEC LE MAHAMUDRA (Position de Hatha-yoga), position étant à la fois un alignement de la colonne vertébrale, une flexion en avant et une légère torsion du buste.
Le mahamudra est extrêmement simple et c’est probablement ce qui fait sa difficulté. Il s’agit d’être assis, l’esprit paisible, et de rester dans le même temps, vigilant et conscient. On essaie seulement d’être conscient des mouvements de la pensée, sans essayer de les susciter, de les empêcher, ou de les retenir. On les voit passer et regarde à travers. Par essence, les pensées sont transparentes. Quand on atteint une quiétude durable de l’esprit, les pensées ralentissent. Entre deux pensées, si on a une perception très claire, on aperçoit ce qui se trouve dans l’intervalle et derrière. Cette vision éclairée est espace et conscience, la vraie nature de l’esprit.
La perception, la pensée et la quiétude derrière les pensées, est-ce la même chose ou est-ce différent ? Sur quoi repose cette ressemblance ou cette altérité ? On commence à se poser des questions pour comprendre l’expérience. Dans la pratique, il est fondamental de vivre l’expérience et de se questionner pour la comprendre.
UN REFUGE ET UNE JOIE
En ce qui concerne la méditation, les gens ont tendance à être trop ambitieux au début, en voulant s’asseoir une heure chaque jour. Ce qui arrive généralement, c’est qu’ils ne peuvent pas maintenir leur concentration pendant si longtemps, alors ils s’ennuient et se découragent. Au bout d’un moment, malgré de louables intentions, ils abandonnent. Je crois qu’il est préférable de commencer par dix ou vingt minutes.
Prenez une image qui vous inspire, faites brûler de l’encens ou allumez une bougie pour créer le bon état d’esprit. Asseyez-vous et pensez que pendant ce court moment, vous allez complètement vous concentrer sur cette pratique. Quels que soient les préoccupations, les désirs ou les pensées qui surgissent, laissez-les passer. Il n’y a rien d’autre à faire qu’être assis, attentif à sa respiration. Le Bouddha a atteint l’éveil en étant attentif à sa respiration. Ce n’est pas une pratique enfantine, cela s’adresse à tout le monde, de manière infinie.
Donc, soyez tranquillement assis, attentif à l’inspiration et à l’expiration, au niveau des narines ou de l’abdomen, là où c’est le plus facile. Essayez simplement d’être en harmonie avec la respiration, avec son mouvement, et ne vous inquiétez pas si l’esprit s’évade. Cela n’a pas d’importance. Si l’esprit s’échappe, ramenez-le, simplement, tranquillement. S’il repart, ramenez-le à nouveau, encore et encore et encore….. Ramener l’esprit, voilà la pratique.
Au début, faites cela pendant dix minutes. Même si vous êtes bien concentré, arrêtez-vous là. Essayez de finir sur une bonne note. Si vous persévérez au-delà de vos limites, lors de la prochaine pratique, vous éprouverez une légère réticence à vous asseoir. Si vous arrêtez alors que vous auriez aimé continuer, alors vous aurez un sentiment d’enthousiasme et de plaisir quand vous recommencerez. La méditation ne devrait pas être une contrainte mais un refuge et une joie.
UN MAITRE INDIQUE LE CHEMIN
Je ne pense pas qu’il soit essentiel d’avoir un maître. Ce n’est pas parce qu’on n’en a pas qu’on ne peut pas commencer à pratiquer. Il existe beaucoup de livres, et avec un peu de bon sens, on peut certainement aller assez loin sans maître. Malgré tout, il est évident que le fait d’avoir un maître facilite beaucoup les choses. On peut voyager seul, mais si on a un guide qui connaît le terrain, cela va évidemment faciliter et accélérer les choses. C’est à cela que sert un maître, à vous montrer le chemin. Il ne le fait pas à votre place, personne ne peut le faire pour vous. Tout ce qu’il peut faire est vous conseiller sur la direction à prendre.
Comment savoir si la méditation est juste avec un maître ou seul ? Quand l’esprit reste vif, très clair, intensément éveillé, et en même temps extrêmement détendu et léger. Il est important de garder l’équilibre. Si on a cet équilibre, on le sait. Et dans cet état, vigilant et clair, on ne peut pas se tromper.
Maintenant, l’inspiration me vient de la pratique elle-même. A ce point, même si je voulais tout abandonner, je ne le pourrais pas, cela fait intimement partie de moi-même. Plus je pratique, plus j’apprécie à quel point le Dharma est incroyablement unique et merveilleux. Je suis si profondément reconnaissant envers le Bouddha de l’avoir enseigné !
Cet enseignement nous initie à une méthode de travail sur soi, et accessible à "tous", quelles que soient nos croyances, que l'on soit agnostique ou sur un chemin spirituel.
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