Août 2012 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Août 2012

BLOG

UN CYCLE SANS DEBUT NI FIN.....
ou l'histoire d'un serpent qui se mord la queue !


Ouroboros désigne le dessin d'un serpent ou d'un dragon qui se mord la queue. Il s'agit d'un mot de grec ancien, latinisé sous la forme uroborus qui signifie littéralement "qui se mord la queue".
Ce symbole représente le cycle éternel de la nature, ce qui n'a ni commencement ni fin.

Du 3 septembre 2008 au 4 juillet 2012 pour dire...
...Si le boson de Higgs existe, cela veut donc dire que les particules n’ont pas une masse intrinsèque, une "fiche d’identité" bien fixe, mais que leur masse provient de leur rencontre avec les bosons de Higgs. Ce qui change beaucoup de choses pour les physiciens. Et permettra de mieux comprendre le fonctionnement de l’univers.
Neuf milliards d'euros et 7000 chercheurs du monde entier auront été nécessaires à la construction et à l'exploitation de l'instrument qui a permis aujourd'hui son observation.
Comme le dit Matthieu Ricard : "le risque de la science, la vraie, c'est d'aller trop loin dans son élan analytique et d'aboutir à une dispersion horizontale des connaissances".
Les scientifiques alliant la nouvelle conscience, à la lumière de la Grande Tradition et de la physique quantique, disent : "Ça ne sert à rien, ça coute de l’argent, en fait ces chercheurs jouent avec le temps et ce n’est pas une façon d’étudier le vivant ni même l’univers"

Lettre à moi-même


Comment comprendre ce qu'est le Boson de Higgs ?
Il existerait une force, présente partout dans l'univers, même dans le vide, appelée « champ de Brout-Englert-Higgs ». Agissant sur toute la matière, ce champ serait à l'origine de la masse (qui permet de prédire les mouvements de la matière). C'est-à-dire que la masse serait générée par cette force.
Si on suppose l'existence de ce mécanisme, en conséquence, il doit exister une nouvelle particule, qui correspondrait aux excitations de ce champ.
Elle serait, en partie, puisque d'autres mécanismes génèrent aussi de la masse, à l'origine de toutes les masses.

Tout existe de manière cyclique, enseigne la tradition bouddhiste.
Rien de ce qui se manifeste dans le monde visible et invisible, que ce soit l'univers, la conscience ou bien encore les particules de matière, n'a d'origine ni de fin.
Le corps et l'esprit d'un être humain émanent d'un continuum qui leur est propre. L'esprit est la conséquence du continuum de conscience qui caractérise un individu de vie en vie. Le corps résulte de la fusion de l'ovule maternel et de la semence paternelle, qui eux-mêmes découlent de nos grands-parents, et ainsi de suite jusqu'à la nuit des temps.

Le concept de non-origine distingue la tradition bouddhiste des religions monothéistes pour lesquelles tout ce qui existe provient d'un Dieu créateur.
Cette manière d'envisager le monde repose notamment sur la loi de cause à effet.
Cela dit, que l'on soit ou non pratiquant bouddhiste, dans les faits, cette règle s'applique à tous les phénomènes. Les scientifiques l'ont démontré.

L'intelligence et le bon sens ratifient et nous amènent à agir en conséquence. Nous pouvons par exemple anticiper et prévenir les conséquences négatives et douloureuses de nos actions en modifiant nos habitudes mentales négatives et en favorisant des enchaînements de causes et conditions qui participeront à construire notre bonheur.
Ainsi, l'univers n'a ni début ni fin et existe de manière cyclique. En prendre conscience, savoir que tout phénomène est le résultat de la loi de cause à effet, incite à changer nos comportements.

L’inquiétante référence au 21 décembre 2012 fin du monde ???
Que dit la prophétie maya ? L’origine : une énorme pierre taillée par les Mayas vers l'an 669 de notre ère qui a été retrouvée au début du 20e siècle au sud-est du Mexique. Elle raconte la vie et les batailles d'un seigneur «Balam Ahau» et fait référence à la date du 23 décembre et non pas le 21. Cette stèle est connue comme le monument 6 d'El Tortuguero, un site archéologique du sud du pays.
Les mayas avaient une conception cyclique du temps, dans laquelle n'apparaît pas la notion de fin du monde, explique l'archéologue mexicain José Romero. Une vision partagée par le spécialiste et historien mexicain, Erick Velasquez. Selon lui, le 23 décembre a un rapport avec «le rite de rénovation de l'univers», et la fin du cycle initié le 13 août de l'an 3114 avant notre ère. Il est seulement mentionné que se seront alors accomplis 13 B'aktun (unités de temps équivalant chacune à 144.000 jours), mais en aucune manière ce n'est la fin du «compte long» du calendrier maya, qui est infini. Un nouveau cycle commence, c'est tout, tempère-t-il.
Les seules prophéties faites par les mayas sont des événements de la vie quotidienne comme les pluies, la sécheresse, les récoltes ou la pêche. Rien à voir avec la fin du monde...

Et maintenant, place à la science...
Communément appelé « la particule de Dieu », le boson de Higgs a été découvert par le Cern.
Pas besoin d'avoir fait une licence en physique pour comprendre ce qu'est le boson de Higgs. Tout ce qui existe sur Terre est composé de particules élémentaires autrement dit les électrons et les quarks. Les premiers tournent autour de l'atome, les deuxièmes le constituent.
Ce qui était inconnu jusqu'alors c'est comment ces particules élémentaires se déplacent et acquièrent de la masse. Comme l'explique la vidéo, celles-ci se déplacent dans un champ de Higgs. Un champ formé de bosons. Comme la neige est formée de milliards de flocons.

Les physiciens du LHC (Large hadron collider), l’accélérateur de protons du Cern, viennent d’annoncer la découverte du boson de Higgs. Quelles perspectives pour la physique des particules ? Sylvestre Huet*, a répondu à vos questions.
*Sylvestre Huet, né en 1958, est un journaliste français spécialisé dans les sujets scientifiques. Il est l'auteur du blog sciences² du journal Libération. Diplômé de l'Université de Paris I en histoire, Sylvestre Huet est journaliste professionnel depuis 1983. Il se spécialise sur la thématique scientifique en 1986. Il entre à Libération en 1995. Il est l'auteur de plusieurs livres sur les questions scientifiques d'actualité, au ton volontiers polémique.
Boson. En quoi cette découverte est-elle une bonne nouvelle pour la science ? Vers quoi débouche-t-elle ?
Sylvestre Huet. Cette découverte est à la fois la fin d’une grande histoire, et le début d’une nouvelle exploration scientifique. La fin de la grande histoire, c’est celle commencée après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les physiciens ont pu explorer l’infiniment petit avec de nouvelles machines, des accélérateurs de particules. En projetant violemment les particules contre des cibles, ou les unes contre les autres, ils pouvaient pour la première fois produire et étudier des particules qui se cachent à l’intérieur des nucléons - c’est-à-dire les protons et les neutrons -. Cette étude expérimentale et théorique a débouché sur une compréhension nouvelle des constituants élémentaires de la matière et de l’univers. Il en est sorti une théorie baptisée «Modèle Standard» qui parvient à décrire les constituants de l’univers à l’aide des particules suivantes, les quarks pour les nucléons, les électrons, les neutrinons, qui sont les particules de matière ou fermions, et les bosons qui sont les particules d’interactions. Le photon pour l'électromagnétisme, et le gluon qui lie les quarks entre eux. Avec ces particules les physiciens reconstituent toute la matière ordinaire.
Mais dans leur théorie il subsistait un point aveugle. Ces particules étaient censées acquérir leur masse en interagissant avec le champ de Higgs, et le boson du même nom. Or, si toutes les particules du «Modèle standard» ont été détectées, même les versions plus lourdes (muons, tauons...) il manquait toujours le boson de Higgs. En conséquence, le détecter constitue la clé de voûte de ce modèle, et sa découverte est un triomphe de la physique, de la pensée rationnelle, de l’exploration de la matière.
Hakah. Est-ce que certaines théories sont invalidées par cette découverte ?
S. H. Bien sûr, toutes les théories qui voulaient se passer du boson de Higgs, ou qui lui attribuait une autre masse que celle qui a été trouvée, sont ipso facto détruites.
Padagry. Le boson de Higgs est, selon la théorie de Higgs, celui qui donne aux particules leurs masses, quelle influence y a-t-il avec l’interaction gravitationnelle ?
S. H. Il n’y a aucun rapport avec l’interaction gravitationnelle. En fait, la physique fondamentale demeure séparée en deux branches. La physique quantique, donc le «Modèle standard» explique et s’applique aux particules élémentaires et aux interactions nucléaires et électromagnétiques. Et, de l’autre côté, la relativité générale d’Einstein s’applique à la gravitation. Si la gravitation pouvait avoir une représentation ou une théorie quantique, alors il devrait exister un boson qui serait un graviton, mais, pour l’instant, il n’existe aucune détection ni d’un graviton, ni d’une onde gravitationnelle par un équipement de physique.
Hakah. Quelles futures découvertes pourraient avoir lieu dans les mois et les années à venir, maintenant que l’objectif principal semble atteint ?
S. H. Les physiciens vont commencer par étudier cette nouvelle particule. Ils doivent la produire en grand nombre pour en mesurer les propriétés, et s’assurer de sa nature. Mais, plus largement, le LHC va petit à petit monter en énergie et donc repousser la frontière de l’exploration de l’infiniment petit. Les physiciens espèrent que cette exploration va leur permettre de construire une nouvelle physique dont l’objectif ultime est de combler le fossé entre la physique quantique et la relativité générale. Ils savent que leurs théories actuelles ne peuvent pas décrire les tous premiers instants de l’histoire de l’univers après le big bang, lorsque le cosmos était très dense et très chaud.
Ils savent aussi que l’astrophysique et la cosmologie sont devant un épais mystère, puisque les observations actuelles débouchent sur l’hypothèse d’une matière noire et d’une énergie noire qui constitueraient 95% de la masse et de l'énergie de l’univers. Que signifie ce mystère ? Que sont matière noire et énergie noire ? S’agit-il d’illusions ou de réalités encore inconnues ? Le LHC, qui doit fonctionner jusqu’en 2030 probablement pourra peut-être apporter des réponses à ces questions. En parallèle avec l’observation de l’univers, comme la carte du rayonnement cosmologique dressée par le téléscope Planck de l’Agence spatiale européenne.
Nico. Cette découverte peut-elle avoir un impact futur sur notre vie au quotidien ?
S. H. Il est impossible de répondre à cette question, mais dans le passé les découvertes fondamentales de la physique quantique sont à l’origine d'énormes développements technologiques qui se retrouvent dans vos téléphones portables, votre ordinateur, et toutes sortes de choses... Il est vrai que la matière sur laquelle expérimentent les physiciens du Cern est dans un état d'énergie très éloignée de la vie ordinaire et des technologies habituelles, mais cette recherche va bousculer les concepts les plus fondamentaux de la science et donc ses répercussions ne peuvent être prévues.
BesacTof. Je vous cite : «Le LHC, qui doit fonctionner jusqu’en 2030...». Pourquoi cette limite ?
S. H. Le LHC doit monter à sa puissance prévue à l’origine de 14 mille milliards d'électrovolts (7 par faisceau) d’ici 2020. Puis, il devrait être utilisé une dizaine d’années à cette énergie. Ensuite, pour aller plus loin dans l’exploration, il y a pour l’instant deux idées. La première serait de changer tous les aimants du LHC pour tripler sa puissance. L’autre serait de construire un colisionneur d'électrons mais qui serait linéraire et pas en anneaux.
Cernion. Est-ce que le boson de Higgs peut dépasser la vitesse de la lumière ?
S. H. Cela n’est pas prévu par la théorie, et l’affaire récente des neutrinos n’incline pas à le penser.
Nmn26. Comment est financé le Cern ?
S. H. La plupart des Etats européens sont membres, et financent sur la base d’un pourcentage de leur PIB. Il existe aussi des pays associés qui apportent une contribution pour avoir le droit de participer aux expériences. C’est ainsi que des ingénieurs techniciens et physiciens russes, chinois, indiens, brésiliens etc, ont participé à la construction du LHC. Il existe aussi une participation «à la carte», c’est le cas des Etats-Unis et du Japon. Tout ceci est valable pour l’accélérateur. En revanche, les détecteurs sont financés par les laboratoires qui y participent, le LHC est utilisé par environ 10 000 physiciens de 60 pays.
Lenico. Je ne comprends pas bien pourquoi on l’appelle «boson de Higgs», alors que la découverte de cette particule a été faite un mois avant Higgs par Brout et Englert, deux professeurs de l’Université Libre de Bruxelles (francophone). La domination anglosaxonne?
S. H. Comme expliqué sur mon blog, il s’agit probablement d’une reprise d’un texte maladroit de Steve Weinberg qui n’a pas tenu compte de l’antériorité de Brout et Englert, dans l’invention théorique du boson. Malheureusement, depuis, tant les journalistes que les institutions scientifiques n’ont pas cherché à rectifier le tir.
Nicolas. La montée en énergie du LHC est-elle limitée par l’approvisionnement en électricité par la ville de Genève ?
S. H. Non, il y a toute l'électricité qu’il faut en provenance, notamment, de France. C’est un problème de tenue des aimants et surtout de délicates soudures. Quelques unes ont lâchées lors du démarrage, en 2008, aussi la machine a été volontairement limitée à 3 puis 4 Tev par faisceau. L’année prochaine tout sera arrêté pour renforcer 10 000 soudures, puis, en 2014, les physiciens commenceront la montée en énergie jusqu'à 7 Tev.
Quinte-Curce. Y a-t-il des signatures de particules super-symétriques ?
S. H. Non, pas encore, mais c’est le prochain objectif du LHC que de trouver ces particules qui seraient le signe d’une physique nouvelle. Le fait que le boson de Higgs soit plutôt «léger» par rapport aux possibilités théoriques renforce la probabilité que des particules super-symétriques soient découvertes.
Bartimeeus. La montée en énergie du LHC est-elle dangereuse, notamment pour la formation de trous noirs ?
Cette histoire de trous noirs a fait couler beaucoup d’encre. Non, il n’y a pas de risques de voir le LHC produire un trou noir qui détruirait la Terre.
Ender. Qu’est-ce qui permet d’affirmer qu’il s’agit bien du boson de Higgs, et non pas une autre particule inconnue jusque-là ?
S. H. Les physiciens ont conservé leur prudence légendaire et ont écrit que la particule trouvée est «compatible» avec le boson de Higgs, mais franchement il n’existe aucune théorie un peu sérieuse qui proposerait une autre particule avec la même masse que celle trouvée et les mêmes caractéristiques et qui ne soit pas le boson de Higgs.
BesacTof. Ce soir, ma chère et tendre va me demander ce qu’est ce boson de Higgs. Je lui réponds quoi, en très pédagogique, pour qu’elle comprenne, sachant que sa culture scientifique est limitée ?
S. H. Dites-lui que les physiciens ont probablement trouvé comment les particules élémentaires acquièrent leur masse, et qu’ils couraient après cette particule depuis près d’un demi-siècle. Maintenant, ils savent beaucoup mieux comment fonctionne le monde de l’infiniment petit et cette avancée scientifique est reliée aux questions les plus fondamentales: de quoi est fait l’univers ? quelle est son histoire ? et quel pourrait être son destin ? Sur ce, je dois aller écrire des articles pour demain. A bientôt.

Interview : quelles particules composent la matière noire ?
Selon les calculs et les observations, il existerait dans l'espace une grande quantité de matière invisible. Cette masse mystérieuse, baptisée matière noire, est encore aujourd'hui une énigme à laquelle se frottent de nombreux chercheurs. Dans le cadre de sa série de vidéos, Questions d’experts, sur la physique et l’astrophysique, l’éditeur De Boeck a interrogé Richard Taillet, chercheur au LAPTH, afin qu'il nous en dise plus sur cette matière noire. Voir la vidéo

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