L'impermanence suite - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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L'impermanence suite

Philosophie

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Milarépa vécut au XIe siècle au Tibet

(1040-1123), saint bouddhiste, yogi et poète tibétain.


Son destin exceptionnel nous révèle la Voie du Bonheur.
Le parcours initiatique de cet homme ordinaire, sur le chemin qui va de la vengeance aux remords, est un itinéraire exemplaire où la compassion finit par l'emporter sur la colère.

L'histoire de Milarépa est un joyau du patrimoine spirituel mondial, empreint de sagesse millénaire

Contentez-vous de ce que vous avez !
Milarepa a vécu toute sa vie en ne mangeant que de la soupe d’ortie. Quand il pouvait y mettre un peu d’orge, il se sentait très chanceux. C’était simplement pour savoir ce dont il avait besoin et ce qui était inutile. Parfois, on mange une soupe d’ortie et on aimerait un peu de sel, non ? Après le sel, vient le poivre, du masala, du poulet ou de la viande, si vous n’êtes pas végétarien. Tout ça s’ajoute et vous invitez une personne à manger la soupe. Elle n’aime pas la soupe. Vous lui en voulez. Vous espérez être invité ailleurs, où l’on prépare autre chose. Pour avoir autre chose, vous flattez ou trompez quelqu’un. Tout cela est sans fin. La renonciation et le rejet de la vie de Milarépa signifient : contentez-vous de ce que vous avez. C’est plus qu’assez pour cette vie. Surtout en pensant à l’impermanence. Ces deux pensées vont ensemble.

De l’impermanence naît la conscience du moment présent.
Quand on pense à l’impermanence, il faut chérir ce moment. Chérissez-le bien, comme un bijou précieux en utilisant cette conscience de base au maximum dans votre vie. Quand on réussit à apprécier vraiment le moment présent en abandonnant tout ce qui est négatif, surtout les trois poisons originaux en rejetant et renonçant à la colère, au désir d’avidité et à l’ignorance. Par cette renonciation, un sentiment de satisfaction joyeuse voit le jour dans votre esprit. Ainsi, la renonciation et l’impermanence, les pensées les plus tristes ou morbides, mènent à la libération de deux perfections.

De la renonciation naît la joie de ce moment présent.
La conscience joyeuse : quand la conscience de ce moment présent cultive un sentiment de satisfaction joyeuse on commence alors à cultiver lentement ce qu’on appelle la paix. La paix en soi. Quand cette paix issue de la satisfaction et d’un sentiment de conscience, en évitant des activités inutiles qui font souffrir les autres et soi-même, et un effort sincère pour faire le bien, en faisant des choses sages et constructives et qu’on développe cela en soi le samadhi devient tout à fait naturel. La méditation devient naturelle.

Apprendre la méthode pour arriver à l’essence !
Il y a l’autre méthode qui consiste à apprendre la méthode pour arriver à l’essence. En tant qu’être humain, vous pouvez passer un moment au calme, lire la biographie de Milarépa, par exemple. Et lisez ses Dohas, ses vers, les chants de Milarépa sous leur forme courte ou longue. Prenez un vers qui vous inspire une contemplation en vous-même. Vous verrez que dans ce moment de calme en vous-même vous avez presque tout qui est dans la philosophie. Toutes les méthodes et les techniques seront générées naturellement en vous.
Son enseignement : Il est contenu surtout dans Les Cent Mille Chants composé de 61 chapitres. L'enseignement est celui du tantrisme indien du VIe siècle, adapté au Tibet. Ce sont des enseignements et des initiations visant à atteindre l'éveil. Le dernier des textes est le Tantra de kalachakra.

On aime tous les raccourcis, mais ça reste un raccourci !
Dans certaines traditions du bouddhisme tibétain on parle du raccourci et de la longue route. On aime tous les raccourcis, mais ça reste un raccourci. On oublie très vite l’essence, non ? On a tous le droit de prendre un raccourci pour arriver à l’essence. Mais en voyant la civilisation humaine les raccourcis sont souvent confrontés à un gros problème : l’oubli. On est tellement habitué à l’agitation de nos sens aux modes de pensée classiques. On est tellement habitué à la colère, à la servitude, à feindre l’ignorance. Et on arrive à un point où l’on est contraint de s’arrêter et de faire le silence. On arrive à un point où quelqu’un nous dit : Fais ça pendant 20 minutes, ou une demi-heure. Fais ce mantra 108 fois. Va là et là. Fais un pèlerinage. Prosterne-toi 100 000 fois. Tout ça vient par la sagesse et la compassion des grands maîtres dont l’intention principale est qu’après 100 000 mantras vous aurez peut-être une idée. Qu’ai-je fait de ma vie ? On finit par se demander : ne devrais-je pas être meilleur après m’être prosterné 100 000 fois ? Quand votre corps a mal, pendant la méditation à penser à vos inhalations et vos expirations en attendant un événement remarquable vous finirez peut-être par vous dire : c’est prétentieux. Je devrais être plus honnête. Quant on commence à se dire qu’on devrait être plus honnête on accède alors à la voie qui aspire vraiment à la vérité. Plutôt que l’apparence de quelqu’un de spirituel.

Voyez la vie de Milarépa : l'introspection
si l’on ajoute la renonciation à l’impermanence c’est ainsi que devrait être un bon pratiquant. L’Orient a la chance d’avoir eu, et d’avoir encore, une lignée de grands saints mais à un niveau beaucoup plus ordinaire l’apparition du style de vie de Milarépa est très difficile. Mais l’essence reste la même. On est encore confronté à la colère qu’il a connue. Son ressentiment, sa tristesse, sa souffrance et son sentiment de grande injustice, on les ressent. Emotionnellement, l’expérience de la vie humaine ressemble à nos problèmes. Plus le monde devient fou, agité, matérialiste et violent l’histoire de Milarépa sera de plus en plus actuelle et réaliste et proportionnelle encore plus en ligne directe avec les problèmes de cette vie.
l’histoire de Milarépa est un exemple vivant d’une personne qui a pris la société à bras le corps, avec tous ses problèmes et les a enduré. Milarépa n’est pas né Vénérable, Eminence ou Sainteté. Il n’avait pas de grande généalogie ou d’ancêtres célèbres même au niveau des réincarnations. On n’étudiait pas son incarnation. Il s’agit d’un homme très simple, confronté à des problèmes qui surmonte ses propres difficultés car il avait le pouvoir d’être honnête, au fond de lui.

Bouddha Dharma est très difficile. D’un côté, on peut en parler. On a écrit une multitude de livres sur le bouddhisme. Bouddha Dharma est axé sur la vie sur la relation individuelle avec le bouddhisme car le mot bouddhisme signifie «vérité absolue». Pas la vérité bouddhiste, tibétaine, la sienne, la mienne, la vôtre, la vérité de l’Orient ou de l’Occident. La vérité telle qu’on la trouve.
On ne peut y arriver sans un courage absolu d’honnêteté. Sans une honnêteté absolue d’introspection. Si vous étudiez de près la biographie de Milarépa, vous découvrirez que sa plus grande source d’inspiration, c’est l’introspection. Il a observé son attitude et sa conduite et ça l’a incité à réagir. Quand on dit : suivre son exemple, ce n’est pas son style de vie et son apparence. Peu importe où l’on est, en Orient ou en Occident  dans le civil ou dans un monastère. Ce qui n’a pas changé c’est le pouvoir de l’introspection d’auto-analyse et d’auto-examination, qu’on peut continuer à développer.

Pour les amateurs de DVD, voici 2 très beaux films

Pourquoi bodhi-dharma est-il parti vers l'orient ?
Synopsis
En Corée du Sud, au cœur des montagnes recouvertes de forêts luxuriantes, trois êtres humains se rencontrent : un vieux maître du bouddhisme zen, un jeune moine encore peu sûr de lui et un orphelin. Autour d'eux, la nature dominatrice et ses éléments : l'eau, le feu, la terre, le vent et la lumière. Ce cadre tout simple suffit à Bae Yong-kyun pour faire ressentir la vie comme une aventure intérieure et collective. Toutefois, ces trois personnages pourraient aussi représenter les trois âges et phases de la vie d'un seul être humain, dans sa recherche de l'essence du soi, de l'harmonie parfaite et de la liberté intérieure. «Pourquoi nous faut-il toute une vie pour résoudre le problème de la vie dans le monde ?» Pour répondre à cette question, le Coréen Bae Yong-kyun se plonge dans sa propre culture, créant une parabole universellement valable. Radicalement marginal, il a travaillé et retravaillé son œuvre pendant huit ans, assumant lui-même scénario, dialogues, production, décors, lumière, prise de vue, son et montage. Véritable Hercule et Prométhée du film, il oppose au cinéma international qui, par sa soif d'action, rend aveugle et blasé, des touches de phrases d’une sérénité envoûtante et des images au rythme magique. Elles aiguisent l'esprit, permettent des découvertes à couper le souffle, sensibilisent l'oreille à une philosophie et une culture quasiment inconnues.
http://www.trigon-film.org/fr/





Milarépa, La Voie du Bonheur
Synopsis
Mille ans après sa mort, l'histoire initiatique de Milarépa fait partie du patrimoine spirituel mondial.
Tibet, 11ème siècle, originaire d'une famille de riches marchands, Milarépa mène une enfance privilégiée. Sur son lit de mort, le père confie la richesse familiale à son frère jusqu'à la majorité de Milarépa.
Cependant, l'oncle s'arroge la fortune familiale et exploite la nouvelle misère de Milarépa, sa mère et sa jeune soeur, quasiment réduits en esclavage. Humiliée et désespérée, la mère projette de venger cette injustice en instrumentalisant son fils dévoué. Après avoir vendu son dernier champ, elle envoie Milarépa en apprentissage auprès du maître Yongten Trogyal afin qu'il l'initie à la magie noire. Aidé par les démons, il invoque un sortilège et détruit une partie du village, tuant une trentaine de personnes. Immédiatement, une foule en colère le poursuit. Pour échapper à une mort certaine, Milarépa trouve refuge auprès d'un vieux moine bouddhiste.Alors que la vengeance a rempli sa mère de joie, le sang sur les mains de Milarépa ne lui laisse plus de paix. C'est à ce moment qu'il reçoit le conseil qui changera le cours de sa vie : "Les ennemis naissent de ton esprit. Pour les vaincre, cesse les actions négatives, cultive les actions positives et maîtrise ton esprit..."


L'impermanence,
la vacuité,
l'interdépendance... Tout est lié...

L'IMPERMANENCE
Cette notion est intimement liée avec la "vacuité". (prochaine page)

En analysant la vérité relative, établissez la vérité absolue.
Dans la vérité absolue, regardez le relatif apparaître.



 
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