Une recette ? - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

Rechercher
Aller au contenu

Menu principal :

Une recette ?

Méditation

Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand. J'ai répondu "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie.

  • Je désire quelque chose, mais je ne l’obtiens pas : je souffre !

  • Je ne voudrais pas avoir quelque chose, mais ça me tombe dessus : je souffre !

  • Je me souviens des mauvaises choses qui me sont arrivées autrefois : je souffre !

  • J’ai peur des mauvaises choses qui pourraient m’arriver demain et que je me fabrique : je souffre !


Et je m’imagine que tout ça c’est moi !!!

LA RECETTE... L'ARRÊT, LE CALME, LE REPOS ET LA GUERISON

  • TOUT LE SECRET DE CETTE PRATIQUE EST DEVELOPPE DANS LE MENU "MEDITATION" & "PHILOSOPHIE"

Il faut commencer par reconnaître que l'on souffre et déterminer ensuite si cette souffrance est physique, physiologique ou psychologique.
Reconnaître et identifier notre souffrance est semblable au travail d'un médecin qui établit le diagnostic d'une maladie.
Les blessures dans notre coeur deviennent l'objet de notre méditation. Nous les montrons à notre médecin et nous les montrons au Bouddha, c'est à dire à nous-mêmes.

Une recette ? Je ne sais pas… mais voir ce qui «est» en faisant le nettoyage de l’esprit… oui !
Il faut avoir le courage d’approfondir, d’être le témoin des conditions, dire adieu aux conditions désagréables, réfléchir sans juger, accepter le présent, et lâcher le passé, et prendre du recul par rapport à l’avenir….
Oui, tout cela est possible !

Chaque fois que je me trouve en train de penser ou que je réalise que j’ai été emporté par un flot de pensées, cet instant de prise de conscience est un point d’attention. Mais si cette prise de conscience est suivie d’un jugement, si je me sens coupable ou fâché d’avoir été piégé par des pensées, je me retrouve à nouveau dans la pensée. Et je me retrouve piégé dans l’analyse. Donc, il faut que je continue à lâcher les pensées et me contenter d’observer.
Au début, je n’ai pas beaucoup de continuité d’attention parce que j’ai l’habitude de me laisser obséder par les pensées, et le but est de revenir à l’attention qui consiste, maintenant, à observer les pensées et les sentiments apparaître et disparaître.
Grâce à cela un être humain peut clairement comprendre les conditions de l’esprit, les voir simplement comme des conditions changeantes et non comme des qualités personnelles ou comme un soi. Il est dit que les êtres humains non éveillés ne voient pas les conditions mentales ainsi. Ils considèrent toutes leurs pensées, leurs souvenirs, leurs sentiments, leurs perceptions, leurs concepts et la conscience qu’ils ont de leur corps comme un soi. Pourtant ce ne sont là que des «conditions», des phénomènes qui ont un commencement et une fin.

La plupart des gens inattentifs passent leur temps à repousser les choses, à les refouler, n’acceptant consciemment que certaines choses.
C’est une habitude enseignée par notre société : nous ne permettons qu’à ce qui est socialement acceptable de pénétrer  dans notre conscient. Comme on nous a dit que nous devrions seulement avoir des pensées rationnelles et logiques, nous repoussons la haine et toutes les autres émotions méchantes, stupides laides etc.… Mais ces choses ne disparaissent pas pour autant.
Si nous les refoulons, nous ne nous en débarrasserons jamais ; nous nous limiterons à ne plus regarder de leur côté. Mais tout finit toujours par émerger et parfois dans les moments les plus embarrassants.

Je vais permettre aux choses qui ont été refoulées d’apparaître dans la conscience, quelle que soit leur irrationalité. Une fois qu’une certaine chose a été introduite dans la conscience, j’ai la possibilité de la laisser aller et ainsi, elle va pouvoir cesser. C’est un processus de nettoyage, comme un lavement : ce qui sort n’est pas très joli mais une fois que c’est sorti, je me sens beaucoup mieux !
Si on n’a aucune sagesse dans la vie, on essaie de tout manipuler, de tout contrôler, y compris soi-même, en filtrant ce qui est acceptable et en rejetant le reste. Et puis quand la vie ne permet plus de contrôler les événements, on s’écroule et tout ressurgit… c’est ce que l’on appelle une crise de nerfs.
Par contre si on médite on peut avoir des crises de nerfs bénéfiques en prenant conscience que toutes les pensées et tous les sentiments que l’on a repoussés ne sont que des conditions de l’esprit et qu’ils ne sont pas soi. Du coup, on peut les lâcher, au lieu d’essayer de les maîtriser. Ainsi on ouvre l’esprit et on le libère.

Donc, je ne fais pas de tri, j’autorise tout à émerger. Refouler et me complaire sont les deux extrêmes. Ce que je veux dire par amener les choses à la conscience, c’est laisser émerger les pensées que je n’aime pas et qui me font peur. Pour pouvoir le faire il faut que je pense à ces choses-là délibérément, penser à ces secrets que j’espère que nul ne les connaîtra jamais, ces choses que j’ai terriblement peur de penser. Il faut savoir que ce sont ces émotions refoulées qui guident ma vie. Alors, je les laisse volontairement émerger et je les regarde en face… je suis seulement le témoin
La pratique de cette méditation a pour but de m’aider à découvrir si cela est vrai ou pas, en me permettant d’observer ma propre conscience sensorielle. Toutes ces choses dont je suis conscient sont des conditions : la haine, la colère etc... Donc je vais me poser en témoin, et je vais voir clairement les limites de ces conditions : je vois qu’elles sont changeantes, qu’elles sont insatisfaisantes et qu’elles ne sont pas soi. Alors je peux me demander : qui est-ce donc qui a conscience de cela ?
Au fil de cette vision, je remarque que quand la colère est présente, j’en suis conscient. Or si la colère était ma vraie nature, je ne pourrais pas l’observer, car je serai la colère. Or la colère arrive et repart, elle est simplement une condition changeante, elle n’est pas moi.
Il faut que j’aie le courage d’approfondir : toutes ces choses que je n’aime pas, la haine, la colère, l’agitation, les doutes… je ne veux pas être dérangé et je veux porter mon attention sur ce qui est important et bon. La haine est un sentiment que j’ai tendance à refouler, d’autant plus que j’ai toujours entendu dire qu’il fallait aimer les gens, aimer son mari, sa femme etc.… Pourtant on ne peut pas aimer en permanence : l’amour est une condition changeante, tout comme la haine.
L’intention est de purifier l’esprit, pas d’utiliser la haine comme une arme contre quelqu’un. Quand j’ai conscience de la peur, cette peur ne me fait plus peur. C’est quand je résiste aveuglément que la peur se renforce au cours de ma vie.

C’est pourquoi je me dis que l’esprit est comme un miroir, il reflète tout. Mais le reflet n’est pas le miroir ! La plus laide des choses peut apparaître devant un miroir sans lui faire le moindre mal. Il est possible que cette image ne soit pas belle à voir, mais ce n’est qu’une image. Elle ne tardera pas à partir et tout ira bien.
C’est pourquoi je dois être capable de supporter la vue des images déplaisantes. Je dois comprendre qu’elles ne sont que des images et non des problèmes personnels ni des traits de caractère propres. Elles ne sont que des conditions, tout comme le monde lui-même.
Si j’apprends à vivre très centré sur moi-même, cette vision de la conscience va devenir comme un écran devant ma vie. Cela me fait penser aux vitres des voitures qu’on ne lave pas et qui deviennent si obscurcies par la crasse que je ne peux plus voir à travers. Quand je laisse tout entrer dans ma méditation et que j’ai dit au revoir, c’est comme laver les vitres et c’est merveilleux de voir à travers des vitres propres à nouveau.
Donc méditer c’est permettre aux choses d’émerger, c’est d’en prendre pleinement conscience et puis les laisser partir. C’est un processus de nettoyage.

Maintenant que nous nous sommes nettoyés, passons à un autre niveau : accepter le présent et lâcher le passé ! Toujours en course ?
Pour comprendre la souffrance, on doit la confier au maître qui est en nous. Selon la manière dont nous avons vécu dans le passé, tout est naturellement enregistré dans notre destin. Si quelque chose est enregistré, cela va apparaître dans le présent.
Posons tout et laissons-le à la place où cela s’est passé. Si on fait cela, les bons et les mauvais karmas vont se dissoudre et disparaître. La bande qui avait enregistré tous les karmas va se retrouver vide.
Qu’est-ce qu’on pourrait enregistrer sur une bande vierge ? C’est à nous de décider !

Acceptons le présent. En étant présent, j’accepte les choses telles qu’elles sont. Il ne s’agit pas de décider si elles sont justes ou pas. Même si les choses paraissent terribles, je ne porte aucun jugement de valeur. Je constate simplement qu’elles sont comme elles sont.
Pouvoir envisager ainsi les situations est très utile dans les relations personnelles difficiles. Cela ne veut pas dire que nous y sommes indifférents, mais que nous acceptons ce qui est, de façon à pouvoir vraiment le comprendre. Il est impossible de comprendre ce que l’on n’accepte pas. Si je veux comprendre quelque chose d’horrible, il faut accepter son horreur. Ce n’est pas pour autant que je l’aimerai, mais je peux l’accepter. Et je peux par la suite le comprendre.
Plus je réagis par ignorance en rejetant et en refoulant certaines choses, plus je constate que ces choses me poursuivent. Attention ! Accepter ne signifie pas approuver ou aimer mais cela implique d’être prêt à supporter ce qui est difficile et d’être capable d’endurer la peine et la douleur qui l’accompagnent.
Je peux lâcher les choses quand je les accepte, mais quand je ne les accepte pas, ma vie n’est qu’une série de réactions destinées, soit à échapper aux conditions quand elles sont mauvaises, soit à m’y attacher si elles sont bonnes.

Lâchons le passé. Dans notre société, nous sommes extrêmement conditionnés à croire que nos souvenirs nous appartiennent. Nous ne nous souvenons pas des événements ordinaires de notre vie, mais nous nous rappelons les plus marquants : une merveilleuse histoire d’amour par exemple… mais nous nous rappelons aussi les mauvaises choses que nous avons faites ou qu’on nous a faites.
L’attachement se produit quand nous nous saisissons de nos souvenirs pour les brasser ou quand nous essayons de nous en débarrasser. Cela peut sembler paradoxal mais, quand nous essayons de nous débarrasser de quelque chose, en réalité il y a un mouvement de saisie, de sorte que plus nous essayons de nous en débarrasser, plus nous nous y attachons. La raison pour laquelle ces souvenirs nous hantent, c’est que le mental s’en saisit.
On ressentira de la paix et du calme en acceptant la souffrance que l’on a et en lui permettant de partir. Le soulagement ne vient pas quand on refoule la souffrance mais quand on lui permet d’être ce qu’elle est.
Le passé n’est jamais qu’un souvenir qui se présente à l’instant, n’est-ce pas ? Tandis que maintenant, il n’y a que maintenant. Où que nous soyons, c’est maintenant !
Toutes les choses dont je me souviens sont des souvenirs. Ces souvenirs vont et viennent dans l’esprit mais cela se produit toujours dans l’instant présent. Le passé n’existe pas. Je crois que le passé est réel parce que j’ai la capacité de me le rappeler. Mais je vous propose de considérer le passé différemment : au lieu de le voir comme «votre» ou comme une «réalité», regardons-le tel qu’il est, comme une chose qui apparaît et disparaît dans le moment présent.
Car c’est exactement ce qui se passe : la réalité du moment présent est que tout ce que je me rappelle du passé apparaît et disparaît maintenant. Les souvenirs ne durent pas longtemps si on ne s’en saisit pas.

Et pour finir, je vais prendre un peu de recul par rapport à l’avenir !
Qu’est-ce que l’avenir ? Je ne peux pas me rappeler l’avenir parce qu’il n’a pas encore eu lieu. Il faut donc qu’il ait lieu dans le présent avant de devenir le passé, c’est à dire un souvenir que l’on évoque. Je ne connais pas l’avenir, mais il porte en lui des possibilités infinies, n’est-ce pas ? Je peux ignorer le présent en m’inquiétant de l’avenir : Que ferai-je quand celui que j’aime me quittera ? Ou dans un autre registre, que ferai-je si j’ai un cancer ?
En réalité je ne meurs que dans le présent, je ne peux pas mourir dans le futur parce que le futur n’est pas encore là ! Mais l’avenir contient la possibilité de perte ou de maladie, ça c’est une certitude ! Et ça ce ne sont pas des pensées agréables pour la plupart des gens. Il y a l’espoir que tout ira bien, que je serais en bonne santé jusqu’au dernier jour, que ceux que j’aime m’entoureront et que tout se passera bien. Pourtant, tant que je m’accroche à ces espoirs et ces attentes, je suis également poursuivi par leur contraire.
L’avenir c’est de l’anticipation. Je peux être pessimiste ou optimiste, mais l’un entretient l’autre. Aussi optimiste soit-on, on va tout de même devoir repousser la tendance opposée. C’est ainsi que nous vivons l’avenir jusqu’à ce que nous comprenions les choses «telles qu’elles sont», que nous nous éveillions avec sagesse, clarté, intelligence. Avec cette nouvelle compréhension des choses, il n’y a plus rien à craindre.


Vivre à la manière d'un esclave ou comme une personne libre ? Vous avez le choix !



Libre ou enchaîné ?

Je ne peux pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au dessus de ma tête, mais je peux les empêcher de faire leurs nids dans mes cheveux.

Pour celui qui demeure dans la fraîcheur de la pleine conscience du moment présent, le temps n’a pas la lourdeur des jours passés dans la distraction, mais la légèreté du vécu pleinement savouré.
Nous marchons tous sur la terre, mais certains marchent à la manière des esclaves, comme s'ils étaient dépourvus de toute liberté. Marchant, ils se laissent aspirer par le futur ou par le passé ; ils sont incapables de demeurer dans l'ici et maintenant, là où la vie est disponible.
Dès que nous nous laissons happer par nos inquiétudes, notre désespoir, nos regrets par rapport au passé et nos peurs par rapport à l'avenir, nous ne sommes plus des personnes libres.
Nous ne pouvons nous établir dans l'ici et maintenant.

Le bonheur


Si présent et futur dépendaient du passé,

  • Présent et futur existeraient dans le passé.
Si présent et futur existaient dans le passé,
  • Comment dépendraient-ils du passé ?
Si le temps dépend des choses,
  • Comment existe-t-il en leur absence ?
Si rien n'existe,
  • Comment le temps existe-t-il ?
Nagarjuna

Du fait que nous imaginons qu’il y ait un passé et nous nous rappelons, car nous avons la mémoire, et nous projetons dans l’avenir, nous créons une continuité dans le temps. Et cette continuité nous donne l’illusion qu’il y a une personne : j’étais comme ceci, je serais comme cela : «JE» existe !
Mais si on coupe tout ça, (passé-futur) on est dans le présent : ici, maintenant, il y a des phénomènes qui apparaissent et, qui disparaissent, aussi bien au niveau de ce corps qu’au niveau de ce mental.
Donc le présent est absolument fondamental, pour prendre vraiment conscience de ce qu’est la souffrance, et le non soi, et là on en est à parler, à ce niveau là : du non soi.
Et le bouddha appelle ça "Vipassana"  ou "méditation profonde" ou "vision pénétrante".
Mais cette méditation est très simple : C’est observer tous les phénomènes et en chaque phénomène, voir l’impermanence, la souffrance et le non soi.
Alors c’est bien de pratiquer, oui il faut pratiquer, pratiquer et encore pratiquer.

La synthèse de tout ça... (2 documents PDF à télécharger)

Vivre avec le cobra
Vous devez garder une chose constamment à l'esprit : tous les mouvements du mental et de vos états d'âme, ceux qui vous font plaisir comme ceux qui vous perturbent, sont aussi dangereux que la morsure d'un cobra.

L'art de la méditation du Lâcher Prise
Nous avons souvent du mal à délaisser un certain nombre d’habitudes qui nous limitent, nous bloquent et peuvent entraîner par là même une certaine souffrance, car elles nous empêchent bien souvent de lâcher prise. Alors si nous voulons transformer notre propre vie, pratiquons le lâcher prise.

 
Copyright 2016. All rights reserved.
Retourner au contenu | Retourner au menu