La mort - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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La mort

Philosophie
Dans la mort est l'immortalité




Dire par euphémisme que "cet être humain" nous a quitté est à la fois véridique et faux. Vrai parce que nous ne le rencontrerons plus sous l’aspect corporel qui nous fut familier.
Erroné parce que les émotions et les pensées qu’il a provoquées ont été, sont et seront toujours présentes en nos consciences. D’aucuns affirmeront que voici de charmants propos, mais sans aucun rapport direct avec la réalité tangible. Certes ; mais réagir ainsi, n’est-ce pas s’identifier seulement à ce qui se touche, c’est-à-dire à la substance matérielle ? Mais qui "honnêtement" peut nier que les émotions s’éprouvent et que les pensées nous assaillent en permanence ? En réalité, nous sommes beaucoup plus que ce que nous croyons être. Et c’est précisément à cause des trois facteurs soulignés plus haut que l’odyssée terrestre de cet être humain nous concerne tous.
La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité. (jiddu krishnamurti)
Accompagner quelqu’un vers la mort est un privilège. On reçoit du mourant mille fois plus qu’on ne peut lui donner. Il nous emmène à l’orée de l’espace suivant, nous permet de recevoir un peu de la lumière du passage. La mort n’est que cela, un passage vers un autre ordre, un bardo où le karma accumulé depuis des temps sans commencement nous entraîne comme des fétus de paille dans la tempête pour nous confronter à nos peurs les plus subtiles. Nous naîtrons alors à une nouvelle existence, produit de ce karma. Il n’y a pas de fatalité, de malchance ou d’injustice. Tout ce qui nous arrive, de vie en vie, est le fruit de nos actions. Nous sommes les seuls artisans de notre condition.
Naissance et mort : Continuité de l’illusion. Qui meurt, qui naît ?
La mort n’est que celle du corps, l’esprit ne disparaît pas. Pour mieux faire comprendre le rapport unissant le corps et l‘esprit, et illustrer dans quelle mesure ils sont un ou différents, nous pouvons utiliser de nouveau l’analogie avec l’état de rêve. Dans un rêve clair, notre corps onirique se déplace, il voit des formes, entend des sons, expérimente son monde imaginaire, exactement comme notre corps présent expérimente le monde que nous connaissons à l’état de veille. A notre réveil, le corps onirique disparaît, mais l’esprit continue à faire d’autres expériences dans un autre corps et un autre monde : ceux de l’état de veille.
Le phénomène de la mort est similaire, mais cette fois, c’est le corps de notre état de veille actuel qui disparaît.
On peut aussi comparer les différentes naissances que prend l’esprit conditionné par le karma, à des rêves successifs ; le passage d’un rêve au suivant étant, chaque fois, comme si l’on mourait quand l’un se termine, et comme si l’on renaissait quand un autre commence. Certaines empreintes de l’esprit, certaines tendances du karma engendrent un rêve, puis d’autres en font vivre un deuxième, puis un troisième, et d’autres encore jusqu’au moment du réveil où les apparences oniriques disparaissent. De même, le karma nous fait vivre différentes naissances et morts dans le samsara (ou la roue de la vie) tant que n’est par REALISE L’EVEIL SPIRITUEL PAR LA LIBERATION.
Ce n'est que dans la mort qu'il naît quelque chose de neuf.
Je ne cherche pas ici à vous rassurer. Ce que je vous dis en ce moment même n'a ni à être cru ni à être admis, car vous allez en faire une chose rassurante, de même que vous croyez actuellement à la réincarnation ou à la continuité dans l'au-delà, et ainsi de suite. Lorsque vous n'avez plus peur parce qu'à chaque minute il y a fin et renouveau, alors vous êtes ouvert à l'inconnu. La réalité c'est l'inconnu. La mort aussi, c'est l'inconnu. Mais, entre autres absurdités, dire de la mort qu'elle est magnifique, qu'elle est merveilleuse, sous prétexte que nous allons nous perpétuer dans l'au-delà, est une attitude sans la moindre authenticité. Ce qui est authentique, c'est de voir la mort telle qu'elle est - une fin, une fin dans laquelle il y a renouveau, renaissance - pas une continuité. Car tout ce qui se perpétue finit par dépérir ; mais ce qui a le pouvoir de se renouveler est éternel.


Ne reste pas là à pleurer devant ma tombe, je n'y suis pas, je n'y dors pas... Je suis le vent qui souffle dans les arbres, je suis le scintillement du diamant sur la neige, je suis la lumière du soleil sur le grain mûr, je suis la douce pluie d'automne... Quand tu t'éveilles dans le calme du matin, je suis l'envol de ces oiseaux silencieux qui tournoient dans le ciel... Alors ne reste pas là à te lamenter devant ma tombe, je n'y suis pas, je ne suis pas mort ! Pourquoi serais-je hors de ta vie simplement parce que je suis hors de ta vue ? La mort tu sais, ce n'est rien du tout. Je suis juste passé de l'autre côté.
-Mary Elizabeth Frye-
Comment parler de la mort avec les enfants ?
La perception du Soi - Un document PDF à télécharger
Comment parler de la mort avec les enfants ? À l’âge de l’école maternelle, les enfants posent beaucoup de questions. Celles qui portent sur la mort peuvent parfois nous désarmer et nous gêner. Comment répondre à leur curiosité naturelle ? Comment leur parler de quelque chose qui nous angoisse, peut-être, nous aussi ? La rédaction du magazine Pomme d’Api a pris conseil auprès de Claire Pinet, psychologue spécialisée dans le deuil et les soins palliatifs, pour nous y aider.
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