Attentats - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Attentats

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 "Choqué, Terrifié, Outré"
Au lendemain des attentats, celui qui prône le respect de l'autre et la bienveillance se dit, comme tous, "choqué, terrifié, outré". Mais il tente déjà de prendre du recul et s'interroge sur les "racines" de ces actes terroristes.
Avant d'être endoctrinés, tous ces jeunes ne sont pas nés en se disant : " je vais tuer tout le monde autour de moi !" "Qu'est-ce qu'on a négligé pour que cela mène à cette horreur ?", s'interroge Matthieu Ricard avant d'esquisser une réponse : "Il faut soutenir les jeunes et leur donner un idéal. Si on avait su leur procurer des idéaux, on aurait pu éviter que cette forêt s'enflamme."
Il est tentant de réagir par la violence et des représailles, mais si l’on applique la loi du Talion — « œil pour œil, dent pour dent » —, le monde, disait Gandhi, « sera bientôt aveugle et édenté ».
« C’est à chaque homme de décider s’il marchera dans la lumière de l’altruisme créatif ou dans les ténèbres de l’égoïsme destructeur. » Cette citation de Martin Luther King est particulièrement appropriée en ces moments tragiques. Il est tentant de réagir par la violence et des représailles, mais si l’on applique la loi du Talion — « œil pour œil, dent pour dent » —, le monde, disait Gandhi, « sera bientôt aveugle et édenté ». Au lieu de frapper dans des pays lointains des personnes qui ont eu le malheur d’être emprisonnées dans un endoctrinement pervers, il faut remédier par des mesures constructives aux causes profondes de ressentiments qui ont, peu à peu, mené à la barbarie. Il ne peut y avoir de désarmement extérieur sans désarmement intérieur, de paix extérieure sans paix intérieure. Tout cela dépend de nous. Matthieu Ricard.
Alors, quelle est la solution ?
DEVELOPPEMENT D’UNE IDEE QUE JE POURRAIS ME POSER ! (à méditer)
Pour comprendre la notion "d'abscence de signes" se reporter au seul véritable enseignement du Bouddha
Les politiciens, les éducateurs ont besoin de pratiquer l'absence de signes. On met trop de jeunes en prison. C'est en méditant sur l'absence de signes que l'on comprendra d'où vient leur violence. A quoi notre société, nos familles, nos écoles ressemblent-elles ? Pourquoi faudrait-il rejeter la faute uniquement sur les jeunes ? Pourquoi ne pas reconnaître notre coresponsabilité ? Les jeunes se font du mal à eux-mêmes et aux autres parce que la vie n'a pas de sens pour eux. Si on continue à vivre et à organiser la société comme on le fait aujourd'hui, on continuera à produire tous ces milliers de jeunes qu'il faudra mettre en prison.
L'absence de signes n'est pas qu'une idée. En regardant profondément nos enfants, nous voyons tous les éléments qui les ont produits. Ils sont ce qu'ils sont en raison de notre culture, de notre économie, de notre société et de ce que nous sommes. Nous ne pouvons pas nous contenter d'accuser nos enfants quand les choses vont mal. De nombreuses causes et conditions y ont contribué. Si nous savons comment nous transformer, nous et notre société, nos enfants se transformeront eux aussi. Quand nous transcendons les signes, nous pénétrons dans le monde de la non-peur et de la non-accusation. Nous voyons la fleur, l'eau et notre enfant au-delà du temps et de l'espace. Et y compris nos ancêtres qui sont présents en nous, ici et maintenant.
Plaidoyer pour l'altruisme : La Force de la bienveillance - Livre de Matthieu Ricard
Confrontés à un monde en crise où règnent l'individualisme et le cynisme, nous n'imaginons pas la force de la bienveillance, le pouvoir qu'une attitude altruiste peut avoir sur nos vies et sur la société tout entière
Plaidoyer pour l’altruisme (Matthieu Ricard, (2013) Nil Editions.)
Abreuvés d’images violentes, confrontés à une société en crise, on n’imagine pas la force de l’altruisme, le pouvoir de transformation positive qu’une véritable attitude altruiste peut avoir sur nos vies au plan individuel et, partant, sur la société toute entière. L’une de nos difficultés majeures consiste à concilier les impératifs de l’économie, de la recherche du bonheur, et du respect de l’environnement.

L’économie et la finance évoluent à un rythme toujours plus rapide. La satisfaction de vie se mesure, elle, à l’aune d’un projet de vie, d’une carrière, d’une famille et d’une génération. Elle se mesure aussi à la qualité de chaque instant qui passe, des joies et des souffrances qui colorent notre existence, de nos relations aux autres. Quant à l’environnement, jusqu’à récemment, son évolution se mesurait en termes d’ères géologiques, biologiques et climatiques. De nos jours, le rythme de ces changements ne cesse de s’accélérer du fait des bouleversements écologiques provoqués par les activités humaines.
Nous avons besoin d’un fil d’Ariane qui nous permette de retrouver notre chemin dans ce dédale de préoccupations graves et complexes. L’altruisme est ce fil qui peut nous permettre de relier naturellement les trois échelles de temps — court, moyen et long termes — en harmonisant leurs exigences.

Si nous avions plus de considération pour le bien-être d’autrui, les investisseurs par exemple ne se livreraient pas à des spéculations sauvages avec les économies des petits épargnants qui leur ont fait confiance, dans le but de récolter de plus gros dividendes en fin d’année. Ils ne spéculeraient pas sur les ressources alimentaires, les semences, l’eau et autres ressources vitales à la survie des populations les plus démunies.

S’ils avaient davantage de considération pour la qualité de vie de ceux qui nous entourent, les décideurs et autres acteurs sociaux veilleraient à améliorer les conditions de travail, de vie familiale et sociale, et de bien d’autres aspects de l’existence. Ils seraient amenés à s’interroger sur le fossé qui se creuse toujours davantage entre les plus démunis et les plus nantis.

Enfin, si nous avions davantage de considération pour les générations à venir, nous ne sacrifierions pas aveuglément le monde à nos intérêts éphémères, ne laissant à ceux qui viendront après nous qu’une planète polluée et appauvrie.

Au carrefour de la philosophie, de la psychologie, des neurosciences, de l’économie, de l’écologie, Plaidoyer pour l’altruisme est la somme d’années de recherches, de lectures, d’expériences, d’observation et de réflexion. Il vise à démontrer que l’altruisme n’est ni une utopie ni un vœu pieux, mais une nécessité, voire une urgence, dans notre monde de plus en plus interdépendant à l’heure de la mondialisation.

Malheureusement, toujours d'actualité !

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