Août 2013 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Août 2013

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Le bouddhisme est-il socialement acceptable ?

Le bouddhisme en Occident ne doit plus s'exprimer dans les langues étrangères asiatiques, mais dans les langues modernes occidentales. Il y a un discours du Bouddha appelé 'l"exposition du non-conflit" dans lequel il explique que le Dharma* doit être enseigné précisément dans la langue maternelle de chacun. On ne doit pourtant pas perdre l'essence de l'enseignement. Si on s'efforce de ne pas heurter les idées et d'être accepté par la société, on perd la grandeur et la beauté d'un idéal complètement libérateur.
*Dharma : "Loi" : 1) les enseignements du Bouddha ; 2) les vérités qui font référence dans les enseignements du Bouddha ; 3) l'application des enseignements du Bouddha.

Acquérir, devenir, posséder et conserver sont les mots clés de notre société. La libération est la voie du lâcher-prise, ne pas devenir, simplement être et renoncer. C'est l'exact opposé de ce que la société préconise. Le bouddhisme édulcoré se prêtant aux désirs de la société devient une approche psychologique qui ne contient que des vérités partielles.
La pratique bouddhique est une volte-face de l'être intérieur, pas simplement une amélioration de son comportement ou de ses réactions. En Occident, cette tendance à réduire le bouddhisme menace son authenticité.
On doit s'assurer que le Dharma est enseigné dans un seul but, l'obtention du nirvana. C'est pour cela qu'on pratique, enseigne et médite dans la Voie du Bouddha. Il est important de garder à l'esprit cette ligne de conduite.
Si on ne recherche plus le nirvana, alors le Dharma devient de la psychologie ou de la philosophie, ou même une association de gens qui partagent les mêmes idées.

Nirvana

Le nirvana* est la perte complète de tout sentiment d'identité personnelle. En fait, il est beaucoup plus facile de vivre dans le monde sans identité personnelle. Si on est très gros et que l'on passe par une porte, on se cogne aux montants et on se fait mal. De même, si on a un gros ego, on se cogne partout et c'est toujours douloureux. S'il ne reste plus d'ego, rien n'est douloureux.
On fonctionne bien mieux sans ego. La vie devient une pièce de théâtre intéressante, avec quelques toiles de fond agréables. Dans le Sutra Mahamangala, il est dit : "Bien qu'il soit touché par les circonstances du monde, l'esprit de l'éveillé n'est jamais perturbé."
Même touché par les événements du monde, l'esprit reste stable.
L'éveil, c'est la disparition complète de l'égo, mais le chemin est constitué de nombreuses étapes de renoncement, jusqu'à la libération définitive de toutes les illusions.
Nirvana* : Cessation de la souffrance, de l'avidité et des illusions.

On peut utiliser les enseignements du Bouddha et les mettre en pratique, qu'on appartienne à une tradition religieuse ou pas. Les contradictions sont des créations de l'homme. En réalité il n'y a qu'une vérité unique et les mystiques de toutes les époques ont découvert la même vérité. Il y a une conscience universelle et son caractère infini peut être expérimenté dans la méditation.
Chaque esprit qui médite suit le même chemin parce qu'il n'y en a pas d'autre.
Que l'on se dise chrétien, musulman, juif ou bouddhiste n'a aucune importance, nous avons tous un esprit humain. L'intolérance religieuse est ausi absurde que l'égocentrisme.
La conscience universelle n'est pas bouddhique, mais infinie ; l'infinité de l'espace n'est pas bouddhique, mais simplement l'infinité.
C'est l'infinité de la conscience qui permet de faire l'expérience de la vacuité fondamentale dans laquelle tout se dissout.

Le bouddhisme est une voie pour être plus heureux

 
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