Avril 2012 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Avril 2012

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REGARDS SAGES SUR UN MONDE FOU... Suite et Fin (4/4)


La révolution intérieure d’un dirigeant sage doit comporter 10 vertus pour diriger.

  • Alors on pourra dire à la veille des élections : "Eh bien ! Voilà comment devrait se comporter le Chef d’état ou le Premier ministre. Il faudrait peut-être lui envoyer la liste et espérer qu’il en tiendra compte".

  • Mais nous pouvons aussi nous demander : "Où pouvons-nous trouver ce dirigeant sage en nous-mêmes" ?

La chouette est le symbole de la sagesse dans le monde antique, elle est liée à la déesse grecque Athéna. Déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive de l'activité intelligente, elle prête son symbole ailé à la ville d'Athènes, qui frappe sa monnaie à l'effigie de l'animal qui se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. (ci-dessous Pièce de monnaie 450-420 av. JC.)
La sagesse désigne le savoir et la vertu d'un être. Elle caractérise celui qui est en accord avec lui-même et avec les autres, avec son corps et ses passions (vertus de tempérance, de modération et de justice), qui a cultivé ses facultés mentales, tout en accordant ses actes à ses paroles. Dans son acceptation populaire, la sagesse est attribuée à celui ou celle qui prend des décisions raisonnables, au prix de ses propres intérêts parfois.
Chez les philosophes grecs ou dans la tradition orientale, la sagesse est l'idéal de la vie humaine. Il peut se définir comme un état de réalisation qui s'appuie sur une connaissance de soi et du monde, s'accompagne d'un bonheur suprême et correspond à l'état de perfection le plus élevé que puisse atteindre l'humain et son esprit.

N'importe quel dirigeant doit avoir le sens de la générosité car c'est ce qui ouvre le coeur d'un être humain. Réfléchissez simplement au fait de donner sans rien attendre en retour. L'humanité est à son apogée quand elle donne aux autres ce qu'elle aime, ce qu'elle voudrait.

Un dirigeant devrait être absolument impeccable sur le plan de la moralité, être quelqu'un en qui l'on puisse avoir une totale confiance. Que l'on soit d'accord ou pas avec ses actions ou ses positions politiques n'est pas tellement important.

Le plus important, c'est l'intégrité morale du dirigeant ; si non on ne peut pas faire confiance. Les gens sont vite méfiants vis-à-vis de quelqu'un qui ne s'est pas totalement engagé à ne pas être cruel, ne pas tuer, ne pas prendre ce qui ne lui a pas été donné, ne pas avoir de relations sexuelles irresponsables, ne pas prononcer de paroles mensongères, ne pas renoncer à l'accoutumance aux drogues, à l'alcool.

Cela signifie renoncer au bonheur, à la sécurité et au confort personnels pour le bien de la nation. Sommes-nous prêts à sacrifier le confort, les privilèges et le bien-être personnels pour le bien de notre famille ? Mais la tendance est plutôt de penser à soi avant tout, de se dire : "que fait le gouvernement pour moi ? Que puis-je en retirer ? Chaque fois qu'il m'est arrivé de penser ainsi, j'ai constaté que je n'étais pas fier de moi.

Cela va plus loin que s'abstenir de mentir aux autres. Cela signifie aussi être honnête envers soi-même, ne pas se laisser tromper par les désirs et les peurs de l'esprit et avoir ainsi un sentiment d'honnêteté personnelle, où on ne blâme ni soi ni les autres, où le regard que l'on jette sur le monde n'est pas brouillé.

Les gens ont un énorme désir de bonté et de gentillesse et leur idéalisme est le reflet de ce désir. Pourtant, ce que l'on rencontre au quotidien, c'est une forme de dureté vis-à-vis de soi et des autres, une tendance à porter des jugements sévères, à réagir avec colère et à considérer la bonté comme sentimentale et mielleuse, et la gentillesse comme une faiblesse. Nous voyons toujours comment les choses devraient être et, du coup, nous sommes frustrés par la vie telle qu'elle est. Etre bon et gentil peut paraître sentimental et faible, pourtant cela fait partie des vertus qu'un dirigeant sage doit avoir.

Contrôle de soi ou austérité.. et qui consiste à renoncer à ce dont on n'a pas vraiment besoin.

Le calme, la non-colère, la non-impulsivité. Cela est assez difficile parce qu'il n'est pas simple de rester calme au milieu de la confusion quand les choses sont frustrantes. Il est plus facile de parler ou d'agir sur l'impulsion, dans la colère.

Ne pas user de moyens violents contre quiconque, ne pas opprimer, ne pas imposer sa volonté aux autres. Si l'on vit avec des gens qui ont un idéal et des principes très élevés, ils sont capables d'écraser sans cesse les autres avec leurs idées. C'est une forme de violence, même s'ils croient en la non-violence et ne sont pas conscients d'agir avec violence. C'est pourquoi les grands principes moraux sont souvent considérés comme de l'hypocrisie.

La patience, la capacité à supporter, à tolérer. Pour être non opprimant et non violent, pour ne pas céder à la colère, il faut être patient. Il faut pouvoir supporter ce qui est agaçant, frustrant, ce qui n'est pas désiré, pas aimé, pas beau. Il faut supporter et non réagir violemment à ces choses en cherchant à les opprimer ou les anéantir.

Ne pas dévier de ce qui est vertueux ou se conformer à la loi, c'est-à-dire au dharma. Quand on est vertueux, on est souvent oppressif : "tu ne feras pas !" etc.. Mais se conformer à la loi n'a rien à voir. C'est au contraire, savoir ce qui est juste, ce qui est approprié au moment et au lieu. Etre en conformité au dharma, entraîne une stabilité dans la vie qui permet d'être en accord avec ce qui est. Les êtres humains sont capables de croire en absolument n'importe quoi, alors ils ont tendance à s'éparpiller dans tous les sens et suivre n'importe quoi. Mais une fois que nous découvrons le dharma, notre seul souhait est de nous conformer à la loi de "ce qui est".

Mais, en réalité, toutes les structures existantes pourraient fonctionner si nous avions la compréhension juste. Il n'y a rien de vraiment mauvais dans les systèmes politiques actuels.

Les organisations gouvernementales sont tout à fait acceptables en elles-mêmes.
Ce qui manque, c'est l'être humain éveillé, l'être humain à la vision claire.

Le film « Revenu de base » éveille la curiosité et invite à réfléchir. Une leçon d’économie à ne pas manquer ! Ce sujet est captivant, tout à fait humaniste et novateur. Au lieu de garantir un emploi à chacun, l'idée est de garantir un revenu d'existence à chacun, inaliénable et inconditionnel.
(Menu : Evolution/L'humanisme)

Une page à visiter ayant un rapport avec "Regards sages sur un monde fou". Si le monde est comme il est, c’est toi qui l’as créé ainsi, tout comme tu as créé ta vie exactement comme elle est.

(Menu : Evolution/le monde a des problèmes)

 
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