Juin 2013 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Juin 2013

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VOS ENFANTS NE SONT PAS VOS ENFANTS (de Khalil Gibran "Le Prophète")

Le message du Bouddha est condensé dans les "Quatre Nobles Vérités"

  • la vie est souffrance

  • la cause de la souffrance est l’attachement

  • la souffrance cesse quand l’attachement cesse

  • il existe une méthode pour que la souffrance cesse

L'EXPERIENCE DIRECTE
Dans la pratique du bouddhisme, ces Quatre Nobles Vérités sont tout ce que nous observons. Au fur et à mesure que nous méditons et que nous vivons de manière plus consciente et plus attentive, ces vérités deviennent très claires pour nous, nous en faisons l'expérience directe.
Ainsi quand on demandait au Bouddha ce en quoi il croyait ou ce qu'il enseignait, il répondait : "J'enseigne la souffrance, son origine, sa cessation et le sentier." Les brahmines demandaient alors : "Y-a-t-il un Dieu ? Qu'arrive-t-il à l'Eveillé après sa mort ?" Mais tout ce que le Bouddha acceptait de dire était : "Tout ce qui apparaît disparaît et n'est pas soi. Il y a la souffrance, elle a un commencement et une fin, et il y a une voie qui permet d'en sortir. Voilà tout ce que j'enseigne."

Les esprits brillants, les grands intellectuels ont toutes sortes d'idées sur la réalité ultime. Ils ont des philosophies utopiques, de magnifiques systèmes de raison et de logique, mais ils ne connaissent pas leur propre corps et leur propre esprit. Ils n'ont rien appris de ces conditions dont ils font l'expérience à tout moment.
Ceux qui vivent dans le monde des idées demanderont peut-être : "Croyez-vous en Dieu ou pas ?" Si je réponds :"Je ne crois pas en Dieu", ils croiront à tort que je suis athée. Si je dis : "Je crois en Dieu", ils concluront que je ne suis pas vraiment bouddhiste. Le malentendu tient au fait qu'ils se laissent obnubiler par les idées et les croyances au lieu d'essayer d'avoir une connaissance directe.
Ce que l'on peut connaître sans croyance, c'est que tout ce qui apparaît disparaît et n'est pas soi.
Cette connaissance est le fruit d'une expérience claire, directe et profonde. Voilà ce que le Bouddha a montré.

Que savent les Bouddhas que les êtres non éveillés ne savent pas ? Ils savent que tout ce qui apparaît disparaît et n'est pas soi. C'est la sagesse du Bouddha. Cela a l'air simple, n'est-ce pas ? Cela ne paraît pas extraordinaire et pourtant, c'est tout.
Parce que tout ce que nous pouvons connaître - percevoir, concevoir et vivre au travers des sens -, tout ce à quoi nous nous identifions en tant que "Moi" ou "Mien", suit ce schéma de changement.
Toute chose commence, finit et n'est pas soi.

Qu'est-ce donc qui est soi ? Si je ne suis ni le corps ni le mental, que suis-je ?
Le Bouddha a laissé la question ouverte pour que chacun découvre ce qu'il est, sachant comment nous réagirions si on nous donnait la réponse toute faite.
Si je vous le disais, me croiriez-vous ou douteriez-vous de moi ? Pour avoir une connaissance directe, il faut que celle-ci vienne d'une expérience directe, grâce  à l'attention et grâce à la sagesse. Telle est la voie des Bouddhas.

"Le Prophète" de Khalil Gibran
Et une femme qui tenait un bébé sur son sein dit, parle-nous des enfants.
Et il dit : vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont fils et filles du désir de vie en lui-même.
Ils viennent par vous mais non de vous,
Et bien qu'ils soient avec vous, ce n'est pas à vous qu'ils appartiennent.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes.
Car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n'essayez pas qu'ils vous ressemblent.
Car la vie ne retourne pas en arrière ni ne s'attarde à hier.
Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes.
L'archer voit la cible sur le chemin de l'infini, et il vous courbe avec toute sa force pour que ses flèches aillent vite et loin.
Que cette courbure, dans les mains de l'archer, tende à la joie, car comme il aime la flèche qui vole, il aime aussi l'arc qui est stable.

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