Juin 2016 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Juin 2016

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Quand plus rien ne va !
La création de cette page est venue de la lecture d'un livre que beaucoup de nos contemporains devraient lire !!!
Savez-vous quelle pression écologique un âne exerce sur son pâturage ? Votre carrelage est-il réglementaire ? Connaissez-vous le supplice de la pédichiffonnette ? La hauteur de votre " végétation concurrentielle " - l'herbe ! - est-elle conforme ? Vous êtes perdu ? Eux aussi ! Ils s'appellent Gérard, Nelly, Jean-Baptiste, Anaëlle...
Isabelle Saporta, journaliste et auteur notamment du Livre noir de l'agriculture et de VinoBusiness, les a rencontrés. De Tracy-sur-Loire à Créances, de Noceta à Eygalières, ils sont éleveurs d'agneaux de pré-salé ou de poules de Marans, fabricants de bruccio, de beaufort ou de roquefort, vignerons... Vous mangez leurs viandes, leurs fromages. Vous dégustez leurs vins. Leurs produits sont servis sur les plus grandes tables du monde.
Et pourtant... l'administration les harcèle en permanence, transformant leur quotidien en enfer. Quant à l'agrobusiness, il attend tranquillement son heure. Son arme pour mettre à mort ces défenseurs du terroir ? Les asphyxier sous d'innombrables normes formatées par et pour les multinationales. Ceux qui résistent ne demandent qu'une seule chose : qu'on cesse d'assassiner en toute impunité la France de la bonne chère !

En France il ne fait pas bon être producteur, entrepreneur, créateur, il vaut mieux être contrôleur privé ou fonctionnaire, même de rang très élevé (les diplômes ne protègent ni contre l'absence de bon sens, ni même contre la bassesse). Allez rions un peu !
L'esprit ne peut comprendre le présent que s'il ne juge ni ne compare. C'est le désir de modifier ou de condamner le présent sans le comprendre qui donne au passé sa pérennité. Ce n'est qu'en comprenant, sans distorsion, le reflet du passé dans le miroir du présent, que naît le renouveau. (D'après un enseignement en 1968 de J. Krishnamurti)
Plus qu'une heure à vivre
Si vous n'aviez plus qu'une heure à vivre, que feriez-vous ? Ne prendriez-vous pas les mesures nécessaires pour régler les choses extérieures, vos affaires, votre testament, et ainsi de suite ? Ne réuniriez-vous pas votre famille et vos amis pour leur demander pardon du mal que vous avez pu leur faire et leur pardonner le mal qu'ils auraient pu vous faire ?
Ne mourriez-vous pas totalement aux choses de l'esprit, aux désirs et à ce monde ? Et si une telle chose est réalisable l'espace d'une heure, alors elle est également réalisable au fil des jours et des années qui restent peut-être encore...
Essayez et vous trouverez !
Mourir chaque jour
Qu'est-ce que l'âge ? Est-ce le nombre d'années que vous avez vécues ? C'est en partie cela : vous êtes né en telle année, et vous avez à présent quinze, quarante ou soixante ans. Votre corps vieillit, votre esprit aussi lorsqu'il se laisse encombrer par toutes les expériences, les misères et la lassitude de l'existence ; et un tel esprit ne peut jamais découvrir la vérité. L'esprit n'est capable de découverte que lorsqu'il est jeune, frais, innocent : mais l'innocence n'est pas une question d'âge.
L'esprit doit faire des expériences, c'est inévitable. Il doit répondre à tout ce qui le sollicite - les pauvres humains portant leurs lourdes charges tout le long de la route, les tortures et les misères de l'existence - sinon il est déjà mort ; mais il doit être capable de répondre sans être figé par l'expérience. Ce sont la tradition, l'accumulation des expériences, les cendres de la mémoire, qui font que l'esprit vieillit. Mais l'esprit qui meurt chaque jour aux souvenirs d'hier, à toutes les joies et toutes les peines du passé, cet esprit-là est frais, innocent, il n'a pas d'âge ; et sans cette innocence, que vous ayez dix ou soixante ans, jamais vous ne trouverez Dieu. « Trouver Dieu ne signifie que trouver son propre Soi ».
Peur de la mort ?
La vie, telle qu'elle est en ce moment, est un suplice, une tourmente incessante, un noeud de contradictions, donc une source de conflits, de malheur, de confusion. La routine quotidienne du bureau, la répétition du plaisir, avec les douleurs qui y sont liées, l'angoisse, les tâtonnements, l'incertitude, c'est ce que nous appelons vivre. Nous nous sommes accoutumés à ce genre de vie. Nous l'acceptons, nous vieillissons en vivant ainsi, et nous mourons.
Pour découvrir ce qu'est la vie, de même que pour découvrir ce qu'est la mort, il faut entrer en contact avec la mort, c'est-à-dire mettre fin chaque jour à tout ce que nous avons connu. Il faut mettre fin aux images que nous avons élaborées, celle que nous nous sommes créée de nous-même, de notre famille, de nos relations, l'image que nous avons édifiée à travers nos plaisirs, nos liens avec la société, nos liens avec toute chose. C'est précisément ce qui se passera à l'heure de notre mort.
Pourquoi avez-vous peur de la mort ? Est-ce parce que, peut-être, vous ne savez pas comment vivre ? Si vous viviez pleinement, auriez-vous peur de la mort ? Si vous aimiez les arbres, l'animal, la feuille qui tombe, si vous étiez attentif aux hommes et aux femmes qui pleurent, aux pauvres, et si vous aviez vraiment de l'amour dans le coeur, auriez-vous peur de la mort ? Qu'en dites-vous ? Réfléchissons-y ensemble. Vous ne vivez pas dans la joie, vous n'êtes pas heureux, vous n'êtes pas vitalement sensible aux choses. Est-ce pour cela que vous demandez ce qui va se passer après la mort ? La vie pour vous n'est que souffrance, alors la mort vous intéresse beaucoup plus. Vous avez le sentiment que, peut-être, le bonheur sera présent après la mort. Mais c'est un immense problème, et je ne sais pas si vous voulez réellement l'approfondir. Après tout, c'est la peur qui est à la base de tout cela - la peur de mourir, la peur de vivre, la peur de souffrir. Si vous ne pouvez pas comprendre l'origine de la peur, et vous en libérer, il importe peu que vous soyez vivant ou mort.
Seul ce qui meurt peut se renouveler
C'est bien sûr, dans la disparition finale qu'est le renouveau, n'est-ce pas ? Ce n'est que dans la mort qu'il naît quelque chose de neuf. Je ne cherche pas ici à vous rassurer. Ce que je vous dis en ce moment même n'a ni à être cru ni à être admis, car vous allez en faire une chose rassurante, de même que vous croyez actuellement à la réincarnation ou à la continuité dans l'au-delà, et ainsi de suite. Or le fait réel, c'est que toute chose qui perpétue ne peut connaître ni renaissance, ni renouveau. Donc, c'est en mourant chaque jour qu'il y a renouveau, qu'il y a renaissance. C'est cela, l'immortalité. C'est dans la mort qu'est l'immortalité - pas la mort dont vous avez peur, mais l'acte de mourir à toute conclusion, à tout souvenir, à toute expérience, à tout ce à quoi le "moi" s'identifie.
C'est dans cette mort de chaque instant au "moi" qu'est l'éternité, qu'est l'immortalité, et qu'il est une chose dont il faut faire l'expérience - au lieu de lui consacrer maintes spéculations et conférences, comme vous le faites pour la réincarnation et autres choses du même genre... Lorsque vous n'avez plus peur parce qu'à chaque minute il y a fin et renouveau, alors vous êtes ouvert à l'inconnu. La réalité, c'est l'inconnu. La mort aussi, c'est l'inconnu. Mais, entre autres absurdités, dire de la mort qu'elle est magnifique, qu'elle est merveilleuse, sous prétexte que nous allons nous perpétuer dans l'au-delà, est une attitude sans la moindre authenticité. Ce qui est authentique, c'est de voir la mort telle qu'elle est - une fin dans laquelle il y a renouveau, renaissance - pas une continuité. Car tout ce qui se perpétue finit par dépérir ; mais ce qui a le pouvoir de se renouveler est éternel.
Allez, rions un peu !
 
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