Mai 2012 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Mai 2012

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QUEL CHANGEMENT ?
Election présidentielle 6 mai 2012

Variation autour de ces 2 phrases...

  • "Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent et pour les mêmes raisons." Sir George Bernard Shaw prix Nobel de littérature en 1925

  • "Tout le monde voudrait changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même." Tolstoï



QUEL CHANGEMENT POUR NOTRE SOCIETE ?

Chacun s’accorde à reconnaître l’existence de graves problèmes économiques, sociaux, écologiques…  
Les spécialistes peuvent en débattre, chacun dans son domaine, laissons-leur la parole, écoutons-les.
Mais en fait, la clef réelle ne réside ni dans l’écologie, ni dans l’économie, ni dans la sociologie, si sérieux que puissent être tous les travaux accomplis dans ces divers domaines. Elle se trouve dans les mentalités.

Elle tient à l’être humain lui-même, à sa manière de percevoir et de concevoir l’existence.
Je n’aurais pas la naïveté de prétendre que je suis libre de tous les conditionnements. Je demeure comme chacun marqué par les influences diverses subies depuis l’enfance. Je dis simplement que j’essaie dans ce cours de ma vie, d’assouplir et d’élargir ces conditionnements.


Comprendre en ne disant pas : les ouvriers ont raison, les financiers sont des salauds ! Mais plutôt : les financiers vivent dans une certaine réalité, les ouvriers dans une autre. Chacun a ses raisons, son expérience, son monde. Je veux comprendre ce qui meut les financiers comme ce qui meut les ouvriers, même s’ils s’opposent.
De toutes les origines sociales qui ont des opinions philosophiques ou politiques très différentes, là encore je tente d’accepter, de rencontrer, de comprendre…

Maintenant, jusqu’à quel point peut-on échapper aux conditionnements ?
Je pense à une terrible parole de Svâmi Prajnânpad (un maître indien contemporain 1891-1974) dont l'enseignement, plongeant ses racines dans la tradition indienne la plus ancienne, éclaire d'une manière entièrement nouvelle le cheminement de celui qui aspire à connaître la vérité, qui dit :
"Vos pensées sont des citations, vos émotions sont des imitations, vos actions sont des caricatures".

Vous le savez aussi bien que moi, aujourd’hui les doutes, les inquiétudes, les cris d’alarme ne cessent de s’exprimer, en même temps qu’un discours officiel continue à promettre que les solutions sont à portée de la main, que la science est en mesure de résoudre tous les problèmes qu’elle a elle-même créés par ses applications techniques, qui suffit de prendre quelques décisions nouvelles ou de changer la majorité au Parlement pour «SORTIR DE LA CRISE»

Selon le dernier sondage Ifop (31 Mars 2012), pour le Journal du Dimanche : 32% des Français tentés par l’abstention... Aucun candidat ne fait rêver ! Les candidats n’évoquent pas les sujets qui intéressent la population : le logement, les salaires, la santé, le pouvoir d’achat. Comme la majorité le dit : on est encore dans l’attente, on a rien, on veut du changement…..
Je reprends la phrase de Tolstoï : "Tout le monde voudrait changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même."

L'information telle qu'on la conçoit aujourd'hui est plutôt néfaste à l'être humain. Ce qu'on appelle l'information entretient, nourrit les émotions grossières, maintient les êtres à la surface d'eux-mêmes. Elle ne les aide pas à entrer dans leur propre profondeur et à communier avec la profondeur des autres. C'est comme à la télé, tout passe tellement vite : aux images d'un charnier succèdent celles d'un défilé de mode, le match de foot fait suite au tremblement de terre... puis voici la météo et la Pub !

A force d'absorber passivement des images de violence, des gens peuvent assister à un viol ou à un crime quelconque sans intervenir, dans une sorte d'hébétude. C'est là le principal reproche, l'information telle qu'elle se pratique aujourd'hui ne nous aide pas à comprendre au sens profond, étymologique, du terme. Elle ne favorise pas, contrairement à ce qu'on prétend, la tolérance, l'ouverture et, osons dire le mot, l'amour. Elle entretient plutôt l'indignation, le jugement, l'esprit d'exclusion.

Avant de s'emporter, de juger, de condamner, essayons de comprendre. Prenons la couverture d'un hebdomadaire : "les cons", puis la semaine suivante : "les salauds". Ce n'en est pas moins significatif d'une mentalité, d'un climat. S'il y a d'un côté, les cons et les salauds, de l'autre côté nous qui ne sommes évidemment ni des cons ni des salauds, comment aller vers la compassion et la paix ?

Ce n'est pas impunément qu'on alimente jour après jour, année après année, les agitations, les peurs, les mépris, les indignations. Je vous réponds en considérant toujours la vie spirituelle, l'ESPRIT, comme la valeur essentielle. Et, par rapport à cette valeur, l'information telle qu'elle est aujourd'hui conçue est plus nocive que bénéfique en ce qui concerne l'être intime et profond de chacun.

Dans la situation actuelle caractérisée par la révolte, l'inquiétude, le doute, la frustration, la perte de repères, seuls une véritable rencontre et un témoignage commun des forces spirituelles seraient susceptibles de redonner une espérance. Cette rencontre doit prendre place sur un terrain proprement spirituel et non pas idéologique.

L'opposition entre l'être et l'avoir a beau être un thème rabâché, du moins dans certains milieux car on n'entend guère parler d'être, de conscience et de sagesse dans les journaux et à la télévision, il n'en est pas moins crucial. Un monde qui donne la priorité absolue à ce qui est destructible, qui privilégie l'accroissement de l'avoir sur la culture de l'être, est un monde malade et donc à plus ou moins brève échéance condamné.

En fin de compte, ai-je une approche positive ou négative de la condition humaine ?
Une approche fondamentalement positive et, en même temps, une vue extrêmement pessimiste de l'évolution ou plutôt de l'involution actuelle. Je m'explique : d'une part, j'ai découvert et je n'ai jamais cessé de confirmer que la vie avait un sens, que la promesse et l'espérance qui sont au coeur de tous les enseignements spirituels n'étaient pas un leurre, que la réalité ne se limitait pas à ce que notre intelligence nous révèle et que l'homme était appelé à une métamorphose, un éveil, qui transcende même la naissance et la mort.

L'homme est appelé à une métamorphose
“La science rejoint enfin la Tradition. Le monde d'espace-temps dans lequel nous vivons au quotidien n'a aucune réalité. Il est une construction mentale que certaines propriétés de notre cerveau rendent réelle tant que nous y croyons, une sorte de rêve-cauchemar dont nous sommes prisonniers et dans lequel nous souffrons. La Physique Quantique nous apporte les éléments de réflexion qui nous permettent de sortir de nos illusions”.
Pour aller plus loin : Une certaine science qui dénonce l'incohérence de nos comportements et qui nous ouvre à une autre compréhension du Vivant... Cliquez sur l'image

Cette spiritualité laïque est-elle favorable à la croissance intérieure et à la paix du coeur ou va-t-elle directement à son encontre ?
Voici une lettre de Jules Ferry aux instituteurs en 1883 sur la morale de l’Ecole laïque. Quel dommage que cette lettre superbe ne soit pas diffusée, lue et relue aujourd’hui !
Cliquez sur l'image >>

Pour moi la véritable révolution du 21ème siècle, sera !!, spirituelle et laïque.
Pour l'humain, la véritable révolution de ce siècle sera de parvenir à dépasser les particularismes religieux ou culturels, afin que tous les êtres puissent se reconnaître dans une éthique laïque basée sur des principes humains universels.
Le rôle de l'éthique est fondamental dans notre civilisation. Elle permet aux hommes de vivre ensemble en étant tolérants et respectueux les uns des autres. Et il sera bon que ces manquements soient dénoncés par les médias des pays démocratiques.

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