Septembre 2017 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Septembre 2017

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NOS CONFLITS

L’effet miroir, comme certains le pensent, il ne s’agit pas d’une personne qui a les mêmes défauts que soi-même, mais une personne qui va nous permettre de faire ressortir nos propres blessures, comme un révélateur.
Les autres nous renvoient constamment le miroir de choses que nous n’acceptons pas de nous-mêmes.
Nos conflits perdurent souvent jusqu’à ce que nous comprenions ce que nous avons à changer.
Tous les petits et gros travers des autres, qui nous irritent tant, sont précisément les clés dont nous avons besoin pour mieux nous comprendre nous-mêmes.
Tout ce qui nous fâche ou nous agace chez les autres représente un aspect de notre personnalité que nous n’avons pas encore guéri.
Dans un conflit, dès l’instant où nous sentons poindre le début de la colère, c’est que nous avons déjà cessé de nous efforcer de trouver une solution et que nous avons dès lors commencé à nous battre pour avoir raison.
On dépense alors beaucoup plus d’énergie à se justifier, à s’expliquer, à se protéger, à s’obstiner, à se défendre et à vouloir avoir raison qu’on en utilise à trouver une solution…
Alors, où est le gain ? Que d’énergie perdons-nous à toujours vouloir avoir raison ! Nous voulons prouver notre point, nous voulons démontrer que l’autre a tort et que nous sommes quoi ? Meilleurs ? Supérieurs ?
L’autre personne n’est pas le problème ! C’est difficile à accepter, mais c’est la réalité. Peu importe ce que l’autre personne a fait qui nous a irrité, blessé, déçu, même à répétition, elle n’est pas le problème. Le problème, c’est notre réaction à ce qu’elle a fait.
Les autres ne sont pas là pour nous rendre heureux, ce n’est pas leur mission. Ils ne sont pas là pour nous servir, ni pour nous faire plaisir, ni pour nous écouter.
Ceux qui nous entourent sont là pour nous rendre conscients.
Chaque personne est notre professeur, chaque situation est une leçon. Une fois que nous aurons appris la leçon, elle ne se répétera plus.
Tant qu’elle se répète, sous différentes formes et avec différentes personnes, c’est que nous n’avons pas encore appris ce que nous devions en tirer. Si nous quittons trop vite l’environnement qui nous irrite sans avoir appris la leçon, cela se reproduira dans le prochain emploi, la prochaine relation, parce que nous n’aurons pas guéri cet aspect de notre personnalité qui a tant besoin d’amour.
Choisissons nos batailles : ce n’est pas important de gagner tous les arguments, si cela nous fait perdre ceux qu’on aime.  Il n’y a pas qu’une seule vérité, nous avons chacun notre vérité.
Qui sommes-nous alors pour affirmer que notre vérité est meilleure que celle de l’autre ? Si la relation compte plus que de gagner l’argument, alors ne nourrissons pas notre orgueil d’une victoire qui nous coûtera une relation qui nous tient à cœur.
Privilégions l’harmonie plutôt que le conflit.
Ne renonçons pas à nos valeurs pour autant mais sachons reconnaître que nous pouvons avoir raison… et l’autre aussi, en même temps.
Chaque conflit est toujours une opportunité extraordinaire de guérir une vieille blessure. Malgré la difficulté que ce défi représente, cherchons plutôt ce que nous avons à apprendre de la situation ; trouvons la blessure en nous qui s’exprime dans le conflit et apprenons à aimer cet aspect de nous pour aider à le guérir.
Ainsi, chaque situation conflictuelle nous rappellera qu’on peut toujours aimer mieux et davantage.

à méditer...
Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même.
Jiddu krishnamurti
Mettre fin au conflit dans tous nos rapports
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