Décembre 2013 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Décembre 2013

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Sri Mata Amritanandamayi Devi est connue dans le monde entier sous le nom d’Amma pour son amour désintéressé et sa compassion envers tous les êtres. Sa vie entière est vouée à soulager la douleur des pauvres et les souffrances physiques et émotionnelles de tous. Amma inspire, réconforte et transforme en prenant chacun dans ses bras, par sa sagesse spirituelle et par le biais d’Embracing the World. Au cours de son existence, elle a pris dans ses bras et réconforté plus de 32 millions de personnes. Quand on lui demande où elle puise l’énergie nécessaire pour aider autant de gens tout en assurant la gestion d’une énorme organisation humanitaire, Amma répond : « Là où il y a de l’amour pur, tout se fait sans effort. »

Pour une conscience universelle
Question
: Le bouddhisme est-il avant tout une religion ou une philosophie d’introspection ?
Réponse : C’est l’impression que l’on peut avoir au début, parce que, dans la méditation bouddhique, on s’assoit, on ferme les yeux et on regarde à l’intérieur. Mais, en réalité, la méditation permet de comprendre la nature des choses, la nature de toute chose.
Donc le bouddhisme est une voie pour être plus heureux. C’est tout !!!

En tant qu’être humain, nous habitons une forme sensible – ce corps -  qui est très vulnérable et qui existe dans un système universel vaste et impossible à comprendre. Il est facile de tomber dans le piège qui consiste à voir le monde comme quelque chose d’extérieur à nous. Quand on voit les choses ainsi, en termes d’intérieur et d’extérieur, se tourner vers l’intérieur paraît moins important, paraît petit, en comparaison avec l’extérieur, le vaste système universel.

Mais en abandonnant les perceptions et l’état conditionné de l’esprit, on commence à voir l’univers différemment. Il devient quelque chose d’autre que son apparence divisée entre sujet et objet.  Il n’y a peut-être pas de mots exacts pour décrire ce sentiment, sauf que l’on « réalise ». La meilleure comparaison que je puisse faire, c’est avec un récepteur radio. Nos corps sont des formes sensibles, comme des radios ou des télévisions. Des choses passent par eux et se manifestent en fonction de nos attitudes particulières, de nos peurs et de nos désirs. Quand nous libérons l’esprit des limitations de ces états conditionnés, nous commençons à ressentir que ces formes humaines sont des récepteurs pour la sagesse et la compassion.

Question : Alors en quoi croient les bouddhistes, s’ils croient en quelque chose ?

Réponse : C’est une question qui est souvent posée mais il n’est pas facile d’y répondre.
Si nous disons que nous n’avons pas  de croyances, les gens disent : « alors, vous ne croyez en rien.  Si nous répondons : « non, ce n’est pas exact. Nous ne croyons pas non plus qu’il n’y ait rien ; » ils disent : « alors, vous croyez qu’il y a quelque chose, vous croyez en Dieu ? » Si nous répondons alors qu’il ne nous semble pas nécessaire de croire en Dieu, ils disent : « alors vous croyez qu’il n’y a pas de Dieu ? »
Nous pouvons tourner en rond comme cela, parce que les gens pensent que « religion » signifie croire en quelque chose, croire en une doctrine, avoir des opinions soit théistes, soit athéistes. Mais ce sont deux visions extrêmes de l’esprit : croire en l’éternité et croire en l’extinction ou l’annihilation.

Quand on parle du bouddhisme, on ne peut pas utiliser tous les concepts des autres religions car ils ne s’y appliquent pas.
Le bouddhisme aborde les choses d’une manière différente. Nous ne voulons pas croire en des doctrines, des enseignements ou des choses qui viennent d’ailleurs, nous voulons découvrir la vérité par nous-mêmes.

La vérité des choses nous est forcément accessible, sinon nous ne sommes que des êtres perdus et sans ressources dans un univers mystérieux, sans aucun moyen de comprendre ce qui nous arrive ou pourquoi les choses sont comme elles sont. Ne sommes-nous que des espèces d’accidents cosmiques ou y-a-t-il quelque chose de plus ? Les êtres humains sentent qu’il y a quelque chose au-delà de l’apparence du monde sensoriel. Dans les sociétés primitives comme dans les sociétés modernes, on trouve un sentiment religieux, une aspiration, un mouvement d’élévation vers quelque chose. Nous faisons tous partie d’un grand mystère et nous voulons  savoir comment nous y relier.

La connaissance existe n’est-ce pas ? L’intelligence existe. Il y a une tendance vers le bien et le beau. Il y a un désir d’en finir avec ce qui est douloureux et laid. Les êtres humains ont toujours eu une aspiration. Nous nous détestons quand notre vie est pleine de complaisance, de bassesse et de laideur. Nous éprouvons de la honte à faire des choses méchantes ou mesquines, nous espérons que personne ne saura jamais certaines des choses que nous faisons. Si la vie n’avait aucun sens, il n’y aurait pas de place pour la honte, n’est-ce pas ? Nous pourrions faire n’importe quoi et rien n’aurait d’importance.

Nous avons une intelligence humaine, nous pouvons penser aux concepts les plus élevés, nous pouvons concevoir en esprit ce qu’il y a de mieux. La démocratie, le communisme, tout cela est né des pensées les plus élevées à propos de la forme de gouvernement la meilleure et la plus juste. Cela ne veut pas dire que nos gouvernements atteignent des sommets mais ils essaient.
Nous pouvons aspirer à une vision du monde plus grande et plus universelle : une planète, un type de système écologique, une famille humaine. Cette façon de voir les choses est de plus en plus répandue de nos jours. De diverses manières, l’humanité est maintenant une famille globale : ce qui se passe en Mongolie ou en Argentine a un impact sur l’ensemble.

Nous pouvons développer notre capacité à percevoir, passer du point de vue de l’individu – où nous ne faisons que nous chercher nous-mêmes – à celui d’une vision globale. A partir de là, nous incluons tous les êtres humains dans notre famille au lieu de la limiter à notre famille immédiate ou à une nation. En élargissant notre conscience, nous sommes en mesure d’avoir des perceptions et des concepts beaucoup plus aimants et compatissants, au-delà d’une attention tournée uniquement vers nous-mêmes en tant qu’individus. Nous pouvons dépasser un intérêt limité à notre groupe, notre classe sociale ou notre race. Nous pouvons élargir notre conscience jusqu’à ce qu’elle inclue tous les êtres humains et puis tous les autres êtres. Elle devient universelle.

Voici des propos du Dalaï-lama, la veille d’une conférence publique qu’il a donnée à Montréal le 3 octobre 2009 sur le thème : Éducation du cœur - la puissance de la compassion.
« La révolution intérieure que je préconise n’est pas une révolution religieuse… J’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’importait guère qu’un être soit croyant ou non : il est plus important qu’il soit bon. Qu’ils nous viennent du dehors, comme les guerres, la violence et le crime, ou qu’ils se manifestent au-dedans de nous sous forme de souffrances psychologiques et affectives, nos problèmes resteront sans solution aussi longtemps que nous continuerons d’ignorer notre dimension intérieure. C’est cette ignorance qui explique qu’aucun des grands idéaux mis en œuvre depuis plus de cent ans - démocratie, libéralisme, socialisme - n’ait réussi à apporter les avantages universels qu’ils étaient censés procurer. A n’en pas douter, une révolution s’impose. Mais pas une révolution politique, économique ou même technique. Ce siècle en a connu assez pour que nous sachions désormais qu’une approche purement extérieure, aussi utile soit-elle, ne saurait suffire. Ce que je propose est une révolution intérieure.»

Pour conclure sur l’éthique bouddhiste : la véritable révolution de ce 21ème siècle sera (serait !!) spirituelle et laïque. Pour les 7 milliards d’humains de cette petite planète, la véritable révolution de ce siècle serait de parvenir à dépasser les particularismes religieux ou culturels,  afin que tous les êtres humains, puissent se reconnaître dans une éthique laïque basée sur des principes humains universels. Le rôle de l’éthique est fondamental dans notre civilisation. Elle permet aux hommes de vivre ensemble en étant tolérants et respectueux les uns des autres.


Relire en parallèle la page du blog de Septembre 2012 "Le Ho'oponopono
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