Octobre 2013 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Octobre 2013

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Vivre de façon responsable sur notre planète (2/2)

Ne pas prendre parti
La société fait pression pour que les gens prenent parti de différentes manières, et l'esprit, quant à lui, a tendance à facilement s'installer dans une position figée. Cette position est parfois une opinion politique, religieuse, une vision nationale ou personnelle. Il peut s'agir d'une vision sur les classes sociales, les races ou les sexes.
Pourtant, quand on prend effectivement parti, on a tendance à être obsédé par ses opinions au point d'en perdre tout recul. On peut-être fanatiquement engagé dans une opinion politique au point d'être prêt à détruire le monde entier simplement pour pouvoir se cramponner à sa vision des choses.
Bien sûr, seuls les êtres humains les plus extrémistes risquent de tomber dans ce travers. Pour la plupart, nous avons une certaine capacité à prendre du recul mais nous avons aussi tendance à osciller et vaciller.

Mais dans ce monde, l'essentiel de notre vie n'est ni à droite ni à gauche. Nous avançons dans la vie du mieux que nous pouvons sur le plan physique, essayant de trouver un peu de paix et d'amitié. Même les fanatiques les plus acharnés doivent faire face aux réalités de la vie : il faut qu'ils se nourrissent, qu'ils habitent quelque part, qu'ils s'habillent etc... Ils vieillissent, subissent la maladie et perdent des gens qu'ils aiment. Nous souffrons tous de vouloir des choses que nous n'avons pas. Et puis il y a la mort, inévitable, par laquelle nous devons tous passer.
L'enseignement du Bouddha s'applique à la vie telle qu'elle est réellement. Il nous permet à tous d'ouvrir notre esprit à la vie sans être obligés de prendre position. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut avoir absolument aucun point de vue, aucune opinion. Il faut avoir des opinions pour vivre dans le monde, mais il faut aussi réfléchir à notre tendance à nous attacher aux opinions.
Cette tendance est un problème particulièrement aigu pour la civilisation occidentale : nous sommes devenus très idéalistes et prisonniers de théories et d'opinions sur comment rendre le monde parfait.

Ouvrir l'esprit à ce qui est. Ne pas critiquer ou affirmer quoi que ce soit, mais être véritablement sensible au bien et au mal, à la justice et à l'injustice, au soleil et à la pluie etc... En termes bouddhiques, cela revient à être attentif. La voie qui mène à la cessation de la souffrance passe par l'attention. Quand celle-ci est pleinement présente, sans jugement, l'esprit est ouvert, attentif et réceptif.
Avec l'attention, nous ne sommes pas obligés de prendre position, de prendre parti, de nous engager dans des querelles et des problèmes relatifs à notre famille, notre organisation ou notre société.
Nous sommes, au contraire, en mesure d'ouvrir l'esprit à chaque conflit. L'esprit est capable d'englober les deux partis, d'être sensible à tout, ouvert, réceptif et clair par rapport à la droite et à la gauche, au bien et au mal...

Assumer une responsabilité personnelle
Il est clair que je pourrais passer le reste de ma vie à être terriblement déçu si j'attendais que tout change, si j'attendais que tout le monde devienne vertueux, que les guerres s'arrêtent, que l'argent ne soit pas gaspillé, que les gouvernements soient compatissants, qu'ils partagent et qu'ils donnent - si j'attendais que tout soit exactement comme je le veux ! En réalité, je ne m'attends pas à voir beaucoup de ces choses se réaliser de mon vivant, mais il ne servirait à rien de me rendre malade pour cela. Le bonheur basé sur ce que je désire n'est pas tellement important.
Le joie ne dépend pas du fait que l'on obtienne des choses ou que le monde tourne comme on le souhaite, ou encore que les gens se comportent comme ils le devraient ou nous donnent tout ce que nous aimons et désirons. La joie ne dépend de rien d'autre que notre bonne volonté à être généreux, gentil et aimant.

Faire du bien à la société
Nous pourrions améliorer la société si, au lieu de l'exploiter, d'en exiger toujours plus, de la critiquer et de la déprécier, nous essayions de vivre d'une façon qui l'aiderait et l'encouragerait à agir correctement. Non seulement cela apporterait de la joie à notre vie mais cela ferait du bien à la société dans laquelle nous vivons. Notre offrande à la société pourrait consister à essayer de vivre de façon à ne pas créer de peur dans notre esprit ni dans l'esprit de ceux qui nous entourent.
Nous pouvons nous orienter dans ce sens au quotidien en vivant de telle sorte que nous puissions nous respecter nous-mêmes. Quand nous nous comportons ainsi, nous constatons que les autres nous respectent aussi. Et quand les autres nous respectent, ils nous écoutent, ils sont attentifs ; il y a de l'émulation et ils suivent notre exemple.
De cette façon, de plus en plus de gens commencent à ressentir la joie et la liberté d'être responsables de leur vie.

La responsabilité individuelle est le fondement de toute société parce qu'une société est un groupe d'êtres humains individuels.
Pour que la moralité soit véritable et bénéfique, elle doit naître de la sagesse des individus.
Si on essaie d'imposer la moralité aux gens, elle devient une loi potentiellement oppressive.
Le mot "moralité" nous paraît d'ailleurs un peu menaçant car nous savons que la moralité peut devenir une tyrannie si elle nous est imposée.
Mais quand nous la comprenons pleinement, la moralité apporte un sentiment de joie et de respect de soi. C'est un sentiment très agréable d'avoir du respect pour soi et de se soucier de la vie des autres.
Mais cela doit être le fruit de la sagesse et de la maturité intérieures. Cela doit être le fruit de la responsabilité personnelle et d'une connaissane personnelle de soi.

VIVRE DE FACON RESPONSABLE SUR NOTRE PLANETE 1/2
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