Mars 2015 - MEDITATION et Liberté Bouddhisme et Spiritualité

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Mars 2015

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CHOISIR UNE VOIE POUR ETRE PLUS HEUREUX 2/2

"La révolution intérieure que je préconise n’est pas une révolution religieuse… J’en suis arrivé à la conclusion qu’il n’importait guère qu’un être soit croyant ou non : il est plus important qu’il soit bon." Dalaï-Lama

Tina Turner chante avec la tibétaine Dechen Shak-Dagsay et la suisse Regula Curti des mélodies chrétiennes et bouddhistes. Un CD totalement dédié à la spiritualité. Les voix se mêlent magnifiquement. Vous pouvez prendre part, rejoindre ces prières et avancer vers la paix intérieure et la compassion, afin de les incarner dans le quotidien. Un CD salué par le Dalai Lama.
En tête du livret ces mots de Rumi :"Loin au-delà des idées du mal-faire et du bien-faire, Il y a un champ. Je vous retrouverai là."

Pour vous le bouddhisme est peut-être une religion? Avec des dogmes? Est-il une secte?
Voyons de plus près : Le bouddhisme est-il avant tout une religion ou une philosophie d’introspection ?

Réponse : C’est l’impression que l’on peut avoir au début, parce que, dans la méditation bouddhique, on s’assoit, on ferme les yeux et on regarde à l’intérieur. Mais, en réalité, la méditation permet de comprendre la nature des choses, la nature de toute chose.
Donc le bouddhisme est une voie pour être plus heureux. C’est tout !!!
En tant qu’être humain, nous habitons une forme sensible – ce corps -  qui est très vulnérable et qui existe dans un système universel vaste et impossible à comprendre. Il est facile de tomber dans le piège qui consiste à voir le monde comme quelque chose d’extérieur à nous. Quand on voit les choses ainsi, en termes d’intérieur et d’extérieur, se tourner vers l’intérieur paraît moins important, paraît petit, en comparaison avec l’extérieur, le vaste système universel.

Mais en abandonnant les perceptions et l’état conditionné de l’esprit, on commence à voir l’univers différemment. Il devient quelque chose d’autre que son apparence divisée entre sujet et objet.  Il n’y a peut-être pas de mots exacts pour décrire ce sentiment, sauf que l’on « réalise ».
La meilleure comparaison que je puisse faire, c’est avec un récepteur radio. Nos corps sont des formes sensibles, comme des radios ou des télévisions. Des choses passent par eux et se manifestent en fonction de nos attitudes particulières, de nos peurs et de nos désirs. Quand nous libérons l’esprit des limitations de ces états conditionnés, nous commençons à ressentir que ces formes humaines sont des récepteurs pour la sagesse et la compassion.

Question : Alors en quoi croient les bouddhistes, s’ils croient en quelque chose ?

Réponse : C’est une question qui est souvent posée mais il n’est pas facile d’y répondre. Si nous disons que nous n’avons pas  de croyances, les gens disent : « alors, vous ne croyez en rien.  Si nous répondons : « non, ce n’est pas exact. Nous ne croyons pas non plus qu’il n’y ait rien ; » ils disent : « alors, vous croyez qu’il y a quelque chose, vous croyez en Dieu ? » Si nous répondons alors qu’il ne nous semble pas nécessaire de croire en Dieu, ils disent : « alors vous croyez qu’il n’y a pas de Dieu ? »
Nous pouvons tourner en rond comme cela, parce que les gens pensent que « religion » signifie croire en quelque chose, croire en une doctrine, avoir des opinions soit théistes, soit athéistes. Mais ce sont deux visions extrêmes de l’esprit : croire en l’éternité et croire en l’extinction ou l’annihilation.

Quand on parle du bouddhisme, on ne peut pas utiliser tous les concepts des autres religions car ils ne s’y appliquent pas. Le bouddhisme aborde les choses d’une manière différente. Nous ne voulons pas croire en des doctrines, des enseignements ou des choses qui viennent d’ailleurs, nous voulons découvrir la vérité par nous-mêmes.
La vérité des choses nous est forcément accessible, sinon nous ne sommes que des êtres perdus et sans ressources dans un univers mystérieux, sans aucun moyen de comprendre ce qui nous arrive ou pourquoi les choses sont comme elles sont. Ne sommes-nous que des espèces d’accidents cosmiques ou y-a-t-il quelque chose de plus ? Les êtres humains sentent qu’il y a quelque chose au-delà de l’apparence du monde sensoriel. Dans les sociétés primitives comme dans les sociétés modernes, on trouve un sentiment religieux, une aspiration, un mouvement d’élévation vers quelque chose. Nous faisons tous partie d’un grand mystère et nous voulons  savoir comment nous y relier.

La connaissance existe n’est-ce pas ? L’intelligence existe. Il y a une tendance vers le bien et le beau. Il y a un désir d’en finir avec ce qui est douloureux et laid. Les êtres humains ont toujours eu une aspiration. Nous nous détestons quand notre vie est pleine de complaisance, de bassesse et de laideur. Nous éprouvons de la honte à faire des choses méchantes ou mesquines, nous espérons que personne ne saura jamais certaines des choses que nous faisons. Si la vie n’avait aucun sens, il n’y aurait pas de place pour la honte, n’est-ce pas ? Nous pourrions faire n’importe quoi et rien n’aurait d’importance.
Nous avons une intelligence humaine, nous pouvons penser aux concepts les plus élevés, nous pouvons concevoir en esprit ce qu’il y a de mieux. La démocratie, le communisme, tout cela est né des pensées les plus élevées à propos de la forme de gouvernement la meilleure et la plus juste. Cela ne veut pas dire que nos gouvernements atteignent des sommets mais ils essaient.

Nous pouvons aspirer à une vision du monde plus grande et plus universelle : une planète, un type de système écologique, une famille humaine. Cette façon de voir les choses est de plus en plus répandue de nos jours. De diverses manières, l’humanité est maintenant une famille globale : ce qui se passe en Russie, aux Etats-Unis, en Amazonie ou en Syrie a un impact sur l’ensemble.

Nous pouvons développer notre capacité à percevoir, passer du point de vue de l’individu – où nous ne faisons que nous chercher nous-mêmes – à celui d’une vision globale. A partir de là, nous incluons tous les êtres humains dans notre famille au lieu de la limiter à notre famille immédiate ou à une nation. En élargissant notre conscience, nous sommes en mesure d’avoir des perceptions et des concepts beaucoup plus aimants et compatissants, au-delà d’une attention tournée uniquement vers nous-mêmes en tant qu’individus. Nous pouvons dépasser un intérêt limité à notre groupe, notre classe sociale ou notre race. Nous pouvons élargir notre conscience jusqu’à ce qu’elle inclue tous les êtres humains et puis tous les autres êtres. Elle devient universelle.

Pour conclure je n'exclus pas la possibilité d'un événement spirituel à l'échelle planétaire
La véritable révolution de ce 21ème siècle sera spirituelle et laïque. (ou ne sera pas !)
Pour les 7 milliards d’humains de cette petite planète, la véritable révolution de ce siècle, sera de parvenir à dépasser les particularismes religieux ou culturels,  afin que tous les êtres humains, puissent se reconnaître dans une éthique laïque basée sur des principes humains universels. Le rôle de l’éthique est fondamental dans notre civilisation. Elle permet aux hommes de vivre ensemble en étant tolérants et respectueux les uns des autres.
La spiritualité enseigne la voie de la non dualité, ou de la connaissance. Il ne s’agit même pas de tolérance, ou de respect de l’autre, mais d’une ouverture découlant de l’expérience intérieure qui transcende toutes les formulations. C’est pourquoi j’ose dire que la religion divise tandis que la spiritualité unit. Et il n’y a  pas d’issue dans une théologie et une foi abordées de manière purement horizontale comme un ensemble de croyances auxquelles il faudrait adhérer.

" A simplement regarder les insectes, les fourmis, les abeilles, tous ces animaux innocents, j'éprouve très souvent une forme de respect pour eux. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont aucune religion, aucune constitution, aucune police, rien. Mais ils vivent en harmonie dans la loi de l'existence, la loi de la nature " Dalaï-Lama


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